Business Ready 2024 : ''De bonnes réglementations peu appliquées sont un frein pour le secteur privé''

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Le rapport Business Ready 2024 de la Banque mondiale met en lumière les défis et les opportunités du climat des affaires dans 50 économies à travers le monde. Ce rapport, qui fournit un cadre pour évaluer la qualité des réglementations et des services publics, montre que si les cadres réglementaires sont souvent bien conçus, la mise en œuvre de ces réglementations reste insuffisante, ce qui nuit au développement des entreprises. 

L'un des enseignements principaux du rapport est l'écart entre la qualité des réglementations (notée 65,5 sur 100) et celle des services publics (49,7 sur 100). Cet écart, qui s'observe dans les économies de tous niveaux de revenus, est particulièrement important en Afrique subsaharienne et dans la région **Moyen-Orient et Afrique du Nord**. Il reflète une difficulté à traduire des réformes réglementaires bien intentionnées en actions concrètes et efficaces pour les entreprises. 

Le rapport propose une évaluation équilibrée du climat des affaires, allant au-delà des seules conditions d'entrée sur le marché. Il inclut des aspects plus qualitatifs, tels que les exigences de sécurité dans la réglementation du travail ou encore l'efficacité des systèmes en ligne pour le paiement des impôts. En cela, Business Ready diffère des précédents rapports comme le Doing Business en adoptant une approche plus globale. 

Le secteur privé étant un moteur essentiel de la croissance économique, des conditions favorables sont indispensables pour stimuler l'innovation et la création de valeur. Indermit Gill, économiste en chef de la Banque mondiale, souligne que la prospérité économique dépend de la capacité des pouvoirs publics à créer un environnement propice aux entreprises, permettant aux entrepreneurs de maximiser leur potentiel. 

Les données recueillies révèlent des disparités importantes entre les économies. Par exemple, le temps nécessaire pour enregistrer une entreprise varie de 3 à 80 jours, et une société étrangère peut attendre jusqu'à 106 jours. De plus, les coupures d'électricité fréquentes et les délais pour résoudre les différends commerciaux sont autant de freins à l'investissement. 

Ce rapport (qui a remplacé le Doing Business) fournit aux décideurs publics une base de référence pour ajuster leurs réformes et ainsi offrir aux entreprises, aux travailleurs et à la société des conditions favorables à une croissance durable.

Jean Mermoz Konandi

Publié le 05/10/24 13:35

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