Le Gabon accuse un retard de paiement sur ses importations d’électricité en provenance de Guinée équatoriale

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Moins d'un an après la signature d'un accord d'interconnexion électrique entre la Guinée équatoriale et le Gabon, les premiers signes de tension financière se font ressentir. Selon le service de presse public de Malabo, les paiements dus par Libreville pour l'électricité importée depuis la Guinée équatoriale accusent des retards, bien que plus de 270 millions de francs CFA aient déjà été versés via la Société nationale d'électricité de Guinée équatoriale (SEGESA).

Le montant total de la garantie associée à ce partenariat est de 623 millions de francs CFA, dont environ 235 millions restent à régler. À en croire un expert, " dans ce type d'accord bilatéral, une garantie financière est généralement constituée pour sécuriser le paiement de l'électricité livrée et rassurer le fournisseur sur la solvabilité du client.

Mais le fait qu'un défaut de paiement soit signalé malgré cette garantie n'est pas inhabituel : il peut s'agir d'un retard dans la libération des fonds, d'un décalage administratif ou bancaire, ou encore d'une gestion progressive des versements prévue par le contrat. Autrement dit, la garantie n'annule pas la nécessité de payer à échéance ; elle constitue plutôt un filet de sécurité pour le fournisseur en cas de manquement. "

Dans le cadre du projet, la Guinée équatoriale prévoit d'injecter un volume global de 10 MW dans le réseau gabonais, réparti en plusieurs phases. La première étape, déjà opérationnelle, permet l'acheminement immédiat de 3 MW vers Bitam et ses environs.

À l'époque, ce partenariat s'inscrivait dans un contexte de crise énergétique au Gabon, où la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) avait de la peine à maintenir un approvisionnement stable, notamment à Libreville, confrontée à des délestages réguliers. C'est la raison pour laquelle, en plus de l'accord avec Malabo, un protocole d'accord a été signé avec la société turque Karpowership. Ledit accord prévoit la mise à disposition de 70 MW via des centrales flottantes, pour un coût estimé à 1,8 milliard de FCFA par mois.

Perton Biyiha

Publié le 04/02/26 17:14

La Rédaction

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