Le Gabon veut presque doubler ses recettes douanières à 707 milliards FCFA en 2026

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La loi de finances 2026 projette une montée en puissance des droits et taxes de douane, attendus à 707,35 milliards FCFA, contre 488,50 milliards FCFA en 2025, soit une progression de 218,86 milliards FCFA (+45 %) en un an. Selon les prévisions, les droits et taxes à l'importation concentrent l'essentiel de cette hausse, passant de 434,50 milliards FCFA à 625,43 milliards FCFA, soit 190,94 milliards FCFA en plus (+44 %).

Cette trajectoire ne repose pas sur une hausse généralisée des taux de droits de douane. La loi de finances 2026 n'introduit pas de relèvement massif des barèmes. L'État mise avant tout sur une amélioration du rendement : réduction progressive des exonérations, meilleure valorisation en douane des marchandises importées, lutte contre la sous-facturation, digitalisation accrue des procédures et formalisation de flux jusqu'ici partiellement captés.

La forte progression attendue reflète également un effet de rattrapage par rapport aux exercices précédents. Les recettes de 2025, limitées à 488 milliards FCFA, étaient pénalisées par la persistance de régimes dérogatoires, une sous-mobilisation et des pertes de base fiscale. Le passage à plus de 700 milliards FCFA en 2026 vise ainsi une normalisation du potentiel douanier, plus qu'un transfert brutal de charge vers les opérateurs économiques. L'objectif est de rapprocher les encaissements effectifs du niveau théorique attendu au regard des volumes d'importation.

En 2026, l'État gabonais a choisi de réduire certaines subventions, de compresser les dépenses jugées improductives, tout en évitant une augmentation frontale de l'impôt sur les sociétés (IS) ou de l'IRPP, plus sensibles politiquement et économiquement. L'effort est donc déplacé vers les points de collecte les plus facilement sécurisables, au premier rang desquels figurent les douanes. Dans un environnement budgétaire contraignant, celles-ci apparaissent comme le levier le plus rapide à activer pour sécuriser des recettes additionnelles. L'enjeu est désormais tournée vers la capacité des services douaniers à capter effectivement près de 219 milliards FCFA supplémentaires en un an.

Idrissa Diakité

Publié le 28/01/26 11:29

La Rédaction

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