Le Ghana s'engage dans une réforme majeure de son cadre législatif minier afin de renforcer la part des revenus que l'État tire de l'exploitation aurifère, secteur qui alimente une part importante de son économie. Le gouvernement qui attend la validation du parlement, veut que le pays bénéficie davantage de la montée des cours mondiaux de l'or et corriger ce qu'il considère comme un déséquilibre en faveur des compagnies minières étrangères.
La révision prévoit notamment une hausse significative des redevances versées à l'État, actuellement jugées insuffisantes par les autorités. Ces nouvelles dispositions devraient ajuster les prélèvements en fonction des prix mondiaux, permettant au Ghana de mieux capitaliser sur ses ressources naturelles. Les accords de stabilité, qui gelent certaines conditions fiscales pour attirer les investisseurs, sont également remis en question. Le gouvernement cherche à s'assurer que les engagements des entreprises se traduisent réellement par des retombées économiques pour le pays et les communautés locales.
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Si le projet de loi est adopté, l'État pourrait percevoir une part nettement plus importante de la valeur totale générée par l'exploitation de l'or, qui représente aujourd'hui une fraction des profits globaux. Cette réforme s'inscrit dans une volonté de renforcer les recettes publiques tout en maintenant un climat favorable aux investissements, une délicate équation que le Ghana s'efforce de résoudre.
Rappelons que les cours de l'or évoluent à des niveaux historiquement élevés, jamais observés depuis plus d'une décennie. Le métal jaune se négocie aujourd'hui à des prix record, dépassant les 5 000 dollars la tonne, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, le repli vers les valeurs refuges et l'assouplissement monétaire attendu dans plusieurs grandes économies.
Fanuelle YAO
Publié le 29/01/26 12:54
La Rédaction