Dans le prolongement de l'annonce faite ce mercredi 21 janvier 2026 par le gouvernement gabonais, concernant l'ouverture d'un nouveau cycle de coopération avec le FMI, une mission technique de l'institution est attendue à Libreville dès le mois de février. Cette visite, confirmée par un porte-parole du Fonds selon l'agence Reuters, s'inscrit dans le cadre d'un dialogue renforcé avec les autorités gabonaises, sans qu'une demande formelle de programme n'ait encore été officiellement déposée.
Cette nouvelle séquence intervient dans un contexte de financement plus contraint pour le Gabon. De plus en plus dépendant du marché régional des capitaux pour couvrir ses besoins budgétaires, le pays fait face à un appétit des investisseurs en net recul. En décembre, l'agence Fitch Ratings avait d'ailleurs abaissé la note souveraine en devises du Gabon, pointant un affaiblissement de la confiance et une pression accrue sur la soutenabilité de la dette.
Nommé début janvier, le ministre de l'Économie et des Finances Thierry Minko a confirmé que l'exécutif travaillait à la mise en œuvre d'un programme de croissance " avec le soutien du FMI ", évoquant une intensification des échanges techniques et institutionnels. Le Fonds a, de son côté, salué un engagement renforcé des autorités depuis le récent remaniement, tout en rappelant qu'aucune requête formelle n'a encore été transmise.
La mission attendue en février aura donc une portée stratégique. Elle visera à évaluer la situation macroéconomique et budgétaire du pays, à examiner les orientations de réformes et à baliser le cadre d'un éventuel programme soutenu par le FMI. Pour Libreville, il s'agira de transformer une annonce politique en trajectoire crédible, capable de restaurer la confiance des marchés, de sécuriser les besoins de financement et de repositionner le Gabon dans un environnement régional et international devenu plus exigeant.
Publié le 23/01/26 14:44
La Rédaction