La Nigerian National Petroleum Company Limited a signé, ce 16 février à Abuja, un accord de coopération avec le groupe hongkongais China Gas Holdings Limited et la société singapourienne Peiyang Chemical Singapore PTE Ltd. L'entente couvre plusieurs segments de la chaîne de valeur du gaz, notamment la liquéfaction, l'action de transformer le gaz naturel en liquide, la production d'électricité à partir des ressources gazières domestiques, ainsi que la valorisation du gaz aujourd'hui perdu lors de l'extraction pétrolière.
L'un des enjeux centraux de ce partenariat est la réduction du torchage, une pratique qui consiste à brûler le gaz naturel extrait en même temps que le pétrole, faute d'infrastructures pour le capter et le valoriser. Selon la Banque mondiale, le Nigeria a enregistré en 2024 une hausse de 12% de ses volumes de gaz brûlé, la deuxième plus forte progression mondiale. La NNPC et ses filiales sont directement responsables de 60% de ce torchage national et ont contribué à 75% de sa hausse sur la période.
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Ce n'est pas la première fois que la compagnie nationale s'engage sur ce terrain. En octobre 2025, la NNPC avait déjà conclu avec son partenaire Heirs Energies un accord similaire sur le bloc pétrolier OML 17, dans le cadre du Nigerian Gas Flare Commercialisation Programme, un dispositif gouvernemental destiné à attirer des investisseurs capables de transformer ce gaz perdu en ressource commercialisable.
L'accord s'inscrit dans une ambition plus large. Fin janvier, le gouvernement fédéral a présenté un plan d'investissement de 60 milliards de dollars à horizon 2030, visant à porter la production gazière nationale à 12 milliards de pieds cubes par jour. Le Nigeria, qui détient les plus grandes réserves de gaz naturel du continent africain, cherche à transformer cette richesse souterraine en moteur de développement industriel et de stabilité énergétique.
Publié le 17/02/26 16:58
La Rédaction