Quand l’injection de 650 milliards $ de DTS assouplit les conditions sur les marchés

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Après moult tractations, le Fonds monétaire international (FMI) a enfin approuvé le 2 août 2021 dernier, l'injection record de 650 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS) dans l'économie mondiale, soit la plus importante allocation de DTS de son histoire.

Sur cette enveloppe globale, une part de plus de 230 milliards de dollars devrait être allouée aux pays émergents et en développement, dont environ 33 milliards de dollars en faveur des pays africains.

Cette liquidité constituera inéluctablement une véritable bouffée d'oxygène pour la plupart de ces pays. A cet effet, Bloomberg a indiqué, par exemple, que la part que recevra le Zimbabwe et la Zambie représentera jusqu'à 633% et 106% respectivement de leurs réserves de change.

Il est donc évident que cette mesure exceptionnelle du FMI, conjuguée aux plans massifs de relance des banques centrales dans le monde, redonnera à coup sûr du moral aux investisseurs internationaux et suscitera in fine une chasse aux rendements plus élevés.

Voir aussi - Le FMI approuve enfin un décaissement ‘'historique'' de 650 milliards $ de DTS

Ainsi, selon le média américain, le rendement de la dette souveraine des marchés émergents notée de mauvaise qualité a devancé celui des obligations plus sûres des pays en développement depuis le début de l'année 2021, malgré la résurgence de la Covid-19 et des inquiétudes relatives à l'augmentation des coûts d'emprunt avec la hausse des taux américains.

C'est ce qui a fait notamment dire à un spécialiste averti que "les marchés émergents n'ont pas la Fed, mais ils ont le FMI".

Dans le prolongement de cette analyse, on pourrait penser que ces soutiens sans précédent de l'institution de Bretton Woods devraient assouplir les conditions d'accès aux marchés financiers internationaux aux pays ayant un accès plus restreint au financement extérieur à cause de leur risque élevé de crédit.

Autrement dit, le contexte actuel se prête particulièrement aux opérations de pays en développement qui pourrait en tirer des taux d'intérêt nettement plus avantageux.

Publié le 12/08/21 18:08

Dr Ange Ponou

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