Le gouvernement ghanéen a abaissé le taux effectif de la taxe sur la valeur ajoutée de 21,9 % à 20 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Cette mesure phare, adoptée dans le cadre de la loi sur la TVA de 2025, s'inscrit dans une vaste réforme fiscale qui devrait restituer près de 6 milliards de cedis (environ 570 millions de dollars US) aux entreprises et aux ménages cette année, selon les estimations du ministre des Finances, Dr Cassiel Ato Forson. L'objectif affiché est d'alléger la pression fiscale sur l'économie tout en simplifiant un système devenu trop complexe au fil des années.
La principale source de soulagement pour les contribuables provient de la suppression de la taxe de relance sanitaire instaurée pendant la pandémie de COVID‑19. Cette mesure à elle seule devrait libérer environ 3,7 milliards de cedis (environ 350 millions de dollars US) dans l'économie en 2026. Le gouvernement a également relevé le montant minimum de chiffre d'affaires à partir duquel les entreprises doivent obligatoirement s'enregistrer à la TVA, le faisant passer de 200 000 à 750 000 cedis par an, soit d'environ 19 000 à 72 000 dollars US. Concrètement, des milliers de petits commerçants et entrepreneurs réalisant moins de 750 000 cedis de ventes annuelles ne seront plus tenus de tenir une comptabilité complexe ni de faire des déclarations régulières au fisc.
Au‑delà de ces mesures générales, le gouvernement a prévu des avantages ciblés pour des secteurs stratégiques. Le secteur minier bénéficie désormais d'une exonération totale de TVA sur les activités de recherche et d'exploration, une disposition visant à relancer les investissements dans ce domaine crucial pour l'économie nationale. L'industrie textile locale, de son côté, voit l'exonération de TVA sur les produits manufacturés prolongée jusqu'en décembre 2028, une protection destinée à préserver un secteur important pour l'emploi face à la concurrence étrangère. Ces mesures ciblées témoignent d'une stratégie économique qui cherche à stimuler des pans entiers de l'économie plutôt que de se contenter d'une baisse générale des impôts.
Pour accompagner ces allègements fiscaux, les autorités modernisent en parallèle l'administration fiscale avec des outils numériques. La collecte des taxes sur les transactions transfrontalières devient digitale, tandis que les commerçants devront obligatoirement utiliser des caisses enregistreuses électroniques.
Fanuelle YAO
La Rédaction
Publié le 05/01/26 16:09