Le régulateur nigérian, la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), a donné son aval au rachat par Shell, groupe anglo-néerlandais, et Agip, filiale du groupe italien ENI, de la participation détenue par TotalEnergies dans le champ offshore de Bonga. Cette transaction, d'un montant de 510 millions de dollars, marque un réaménagement significatif des parts au sein de l'un des projets pétroliers les plus stratégiques du pays.
Depuis plusieurs mois, TotalEnergies cherchait à réduire sa présence dans certains actifs africains. Dans le bloc OML 118, situé à 120 kilomètres au sud du delta du Niger et comprenant le champ Bonga, le groupe français détenait 12,5 % de participation. Shell, déjà opérateur, en assurait 55 %, tandis qu'Agip possédait également 12,5 %.
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Dans le détail de la cession, Shell acquiert 10 % supplémentaires pour 408 millions de dollars, tandis qu'Agip finance 2,5 % pour 102 millions. Si la part officielle d'Agip reste inchangée à 12,5 %, cette contribution s'explique par les pratiques du secteur, où un partenaire peut participer financièrement à une transaction sans que sa part formelle ne varie, permettant de partager coûts et risques tout en consolidant la position de l'opérateur principal, ici Shell, qui voit sa part passer à 67,5 %.
La finalisation de l'opération demeure conditionnée au consentement du ministère du Pétrole, et les entreprises doivent respecter certaines obligations réglementaires, telles que le financement futur du démantèlement des installations, le suivi des engagements envers les communautés locales, et le paiement d'une prime d'approbation équivalente à environ 7 % de la valeur de la transaction.
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Pour Shell, cette montée à 67,5 % renforce sa maîtrise sur un champ clé. Mis en production en 2005, le champ Bonga demeure un pilier de la production offshore nigériane, renforcé par le projet Bonga North, lancé en 2024. Pour TotalEnergies, ce retrait s'inscrit dans une stratégie de recentrage sur d'autres zones, tandis qu'Agip confirme sa présence stratégique sur le marché nigérian, même sans augmentation formelle de sa participation.
Fanuelle YAO
La Rédaction
Publié le 26/09/25 11:18