Le Sénégal confirme son entrée durable dans le cercle des producteurs pétro-gaziers avec une année 2025 marquée par une forte montée en puissance de ses nouvelles infrastructures. Selon les données consolidées, la production nationale de pétrole a atteint 36,1 millions de barils sur l'année, dépassant largement les prévisions initiales et validant la solidité des opérations engagées sur le champ de Sangomar.
Sangomar bat les attentes et tire la production nationale
En décembre 2025, trois cargaisons de brut représentant 2,94 millions de barils ont été expédiées vers les marchés internationaux. Les projections pour l'ensemble de l'année — révisées en juin de 30,53 à 34,7 millions de barils — ont de nouveau été surpassées grâce à la bonne tenue des réservoirs, à la performance des puits et à la fiabilité du dispositif opérationnel.
Avec 36,1 millions de barils produits en 2025, Sangomar confirme son rôle moteur. En 2024 déjà, le champ avait généré 16,9 millions de barils, largement au-dessus des 11,7 millions attendus. Depuis le démarrage de l'exploitation, le volume cumulé atteint désormais 53 millions de barils, dont 51,9 millions ont été commercialisés à travers 54 expéditions.
Mis en production le 11 juin 2024, Sangomar dispose d'une capacité de 100 000 barils/jour et d'un potentiel associé de 60 à 100 millions de pieds cubes de gaz. La phase 1 s'appuie sur un réseau initial de 23 puits.
GTA : forte accélération de la production de GNL
Le segment gazier affiche également une dynamique soutenue. En décembre 2025, trois cargaisons de GNL issues du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) ont été exportées, soit 0,5 million de m³. La production mensuelle a atteint son niveau le plus élevé depuis le lancement du projet en décembre 2024, confirmant la montée en régime de l'installation.
GTA renferme environ 20 TCF de gaz naturel, l'équivalent de 530 milliards de m³, faisant du projet l'un des hubs stratégiques de l'Afrique de l'Ouest en matière de gaz naturel liquéfié.
Avec ces performances, le Sénégal consolide son positionnement émergent sur la carte énergétique africaine. Les volumes atteints en 2025 témoignent d'une montée en puissance rapide et structurée, soutenue par des infrastructures neuves et une exécution opérationnelle sans heurts majeurs. Reste désormais pour les autorités à maximiser les retombées financières, accélérer la montée en compétences locales et sécuriser la stabilité réglementaire pour accompagner cette nouvelle ère énergétique.
Mouhamadou Dieng
Publié le 08/01/26 10:55