En 2025, les recettes fiscales et domaniales collectées par la Direction générale des impôts et domaines (DGID) ont atteint 2 915 milliards FCFA, contre 2 608 milliards FCFA en 2024, soit une progression de 12% en valeur relative et de 307 milliards FCFA en valeur absolue. Ainsi, les recettes fiscales ont contribué à hauteur de 65% des besoins de l'État.
Dans le détail, les directs ont représenté 123 milliards FCFA, soit une hausse de 10%. Pendant ce temps, les impôts indirects ont atteint 185 milliards FCFA, soit une augmentation de 15%. Ces performances renseigne la DGID sont le fruit d'une amélioration du rendement fiscal et des différents mécanismes mis en place pour favoriser le succès du recouvrement.
Fort de cela, l'impôt sur les sociétés a bénéficié d'une évolution de 8%. Quant à la TVA, il a évolué de 20%. Pour ce qui est des recettes domaniales, une hausse de près de 70% est enregistrée. S'agissant des remboursements d'impôts, la DGID a pu mobiliser 90 milliards FCFA, soit une hausse de 5%.
S'agissant des perspectives, la DGID dit être dans une dynamique de performances en 2026, dans un contexte marqué par la poursuite du plan de redressement économique et social, la mise en œuvre des réformes du Code général des impôts, l'élargissement de l'assiette fiscale, la digitalisation intégrale des procédures, cadastrales et domaniales.
Dans un contexte économique et financier tendu en 2025, les régies financières sénégalaises ont relativement préformé. Il y a deux semaines, l'administration douanière annonçait une collecte de 1 618,4 milliards FCFA, soit 2,9 milliards de dollars. Ces recettes sont constituées des recettes douanières et de celles que la Douane collecte pour le compte d'autres administrations et organismes dont les Impôts et Domaines (taxes intérieures de consommation, prélèvements communautaires).
Ainsi l'objectif annuel fixé par la loi de finances de 1 246 milliards FCFA est largement dépassé. Comparé aux résultats de 2024, les performances de l'administration douanière ont enregistré une progression de 103,6 milliards FCFA, soit 185 millions de dollars. Les facteurs ayant contribué à ces performances sont le renforcement de la cadence de régularisation des recettes tirées des importations de produits pétroliers ; une plus grande maitrise de l'assiette des produits porteurs de recettes ; une amélioration de la lutte contre la fraude commerciale
Mouhamadou Dieng
Publié le 16/01/26 10:22