Mamadou Koné, DG de SanlamAllianz Assurances CI, candidat à la présidence de la FANAF : ‘’ Pour une FANAF réinventée, moteur d'innovation, de croissance et de transformation …’’

ISIN : BRVMC0000000 - Ticker : BRVMC

Mamadou Koné, DG de SanlamAllianz Assurances CI candidat à la présidence de la FANAF :

Pour une FANAF réinventée, moteur d'innovation, de croissance et de transformation …

 

 

À l'heure où la Fédération des sociétés d'assurances de droit national africaines (FANAF) s'apprête à tourner une page de son histoire, Mamadou Koné entre dans l'arène avec une ambition assumée : impulser une rupture stratégique dans la gouvernance et l'orientation de l'assurance africaine.

Directeur général de SanlamAllianz Assurances Côte d'Ivoire, président de l'ASACI et figure influente du secteur à l'échelle continentale, il brigue la présidence de l'organisation panafricaine avec un programme centré sur l'innovation, la croissance inclusive et la transformation structurelle des marchés.

Dans cet entretien, le candidat expose son diagnostic, sa vision et les leviers qu'il entend actionner pour refonder la FANAF à l'heure des grands bouleversements économiques, technologiques et démographiques du continent.

Vous êtes actif dans le secteur des assurances depuis de nombreuses années. Comment se porte aujourd'hui le secteur sur le plan africain ?

Sur le plan africain, il faut dire que le secteur évolue globalement bien, avec des taux de croissance autour de 3, 4, voire 5 %. Bien sûr, certains pays connaissent des évolutions plus importantes que d'autres. Ce qu'il faut donc retenir, c'est que globalement, il y a de la croissance, à l'image des économies africaines.

Des pays comme la Côte d'Ivoire, par exemple, ont vu leur marché évoluer depuis une décennie avec un taux moyen de croissance à deux chiffres, ce qui est une très bonne chose, d'autant plus que la croissance est tirée principalement par l'assurance-vie et l'assurance automobile, ce qui peut être vu comme le signe de la montée en puissance d'une certaine classe moyenne. 

Toutefois, même si le marché continue de s'embellir, nous avons de gros défis en termes de qualité de service et de prise en charge. Il nous revient à œuvrer à renforcer la confiance afin de poursuivre dans cette dynamique et capter le fort volume d'opportunités que présentent les économies africaines. 

Vous êtes candidat à la présidence de la FANAF. Qu'est-ce qui a motivé ce choix de briguer la tête de cette organisation panafricaine africaine ?

Le choix est parti d'abord du marché local. Vous savez, cela fait bientôt cinq ans que nous sommes à la présidence de l'ASACI (Association des sociétés d'assurance de Côte d'Ivoire, NDLR), avec un certain nombre de collègues dans le cadre de notre conseil d'administration. Nous avons mené des réformes importantes depuis 2021 et nous sommes en train de lancer des projets structurants pour le secteur des assurances en Côte d'Ivoire.

Lorsque la question du changement de leadership au niveau de la FANAF s'est posée en 2026, le conseil d'administration de l'ASACI a estimé que le marché ivoirien devrait se porter candidat pour apporter son expertise dans le cadre d'un esprit purement panafricain. Les collègues au sein du conseil d'administration et à l'Assemblée générale ont estimé qu'en tant que président, je suis la personne appropriée pour porter cette candidature et conduire cette ambition.

C'est pour cela que je suis candidat à la présidence de la FANAF.

Quel est votre diagnostic de l'organisation ?

Le diagnostic est globalement positif. Ce qui avait été confié à la FANAF en 1976, c'était de travailler à la structuration des marchés africains d'assurance, de collaborer avec les associations nationales professionnelles, et d'œuvrer à l'émergence de réassureurs panafricains. Tout cela, on peut dire que globalement, la FANAF a plus ou moins réussi. Notamment, les systèmes de régulation comme la CIMA ont été facilités grâce à la FANAF.

Mais la question qui se pose aujourd'hui est la suivante : par rapport aux enjeux actuels — une société qui se transforme, la pression démographique, l'émergence d'une jeune active, la technologie, etc. — est-ce que l'organisation actuelle de la FANAF est adaptée pour conduire les changements à venir ? La question est là.

C'est pour cela que nous pensons que l'ASACI, en prenant cette présidence, devrait jouer un rôle fondamental dans ces transformations.

Quels sont les grands axes de votre programme pour la FANAF ?

Nous sommes partis d'une vision claire : " une FANAF réinventée, moteur d'innovation, de croissance et de transformation de l'assurance africaine ". Cette vision nous a permis de définir un plan stratégique que nous avons appelé ‘'Ensemble, créons l'avenir de l'assurance africaine'', qui repose sur cinq piliers fondamentaux : premièrement transformer la FANAF elle-même dans son organisation actuelle pour en faire un outil qui puisse servir les marchés en expertise. En second lieu, activer de nouveaux relais de croissance pour sortir des chantiers traditionnels pour aller vers de nouveaux relais de croissance pour couvrir ceux qui sont aujourd'hui exclus du champ de l'assurance.

Ensuite nous avons deux autres piliers qui suivent et se complètent : placer la FANAF en catalyseur de la transformation digitale et positionner la FANAF comme acteur de la transition des talents. Et le cinquième pilier c'est le volet réglementation pour accompagner l'évolution du secteur.

C'est vraiment sur ces axes que nous travaillons.

Comment souhaitez-vous voir la FANAF évoluer dans ses rapports avec les régulateurs, les États et les autres acteurs ?

Ce que nous proposons, c'est une FANAF de rupture. Une FANAF de rupture dans le cadre de sa relation avec les marchés de l'assurance, avec les régulateurs et avec les autres institutions financières.

C'est vraiment une FANAF de rupture, mais en même temps, une FANAF qui se met au travail pour faire bouger les lignes, afin que le secteur de l'assurance puisse connaître de nouvelles phases de croissance et de rentabilité, mais aussi et surtout offrir une meilleure qualité de service aux assurés africains.

Quel est le message que vous voulez faire passer aux acteurs des assurances ?

Le message que nous voulons faire passer aux acteurs des assurances, c'est que, certes, nous célébrons le cinquantenaire de la FANAF, mais chacun doit comprendre que nous sommes à un moment charnière.

Nous sommes déjà en retard, mais en même temps, nous sommes ceux que nous attendons. C'est nous qui devons faire le changement, mais nous sommes déjà en retard. On ne peut plus se permettre un temps d'attente. On ne peut plus se permettre trois années supplémentaires d'immobilisme.

C'est pour cela que nous pensons qu'il est urgent aujourd'hui de changer de cap. Et changer de cap c'est porter le vote sur la personne de Mamadou Koné, président de l'ASACI, qui porte le projet d'une grande majorité d'assureurs qui veulent voir de nouvelles idées, des innovations émerger dans notre industrie. 

Publié le 09/02/26 16:58

Jean Mermoz Konandi

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

ACTUALITES RELATIVES
09/02/2026 Noix de cajou : La production ivoirienne a franchi les 1,5 million de tonnes en 2025
09/02/2026 BAD : Mamadou Coulibaly nommé directeur pays pour la République centrafricaine
09/02/2026 L’Afrique : 8 600 milliards USD de richesses minières encore inexploitées
09/02/2026 CEDEAO : Malick Ba va diriger les opérations de la BIDC dans six pays
09/02/2026 Mali : 30 milliards FCFA libérés au profit des chargeurs suite à une levée de pénalités portuaires
09/02/2026 Minerais stratégiques en Guinée et RDC, Washington contre-attaque face à la Chine
09/02/2026 Le Mali crée la SOPAMIM pour renforcer le contrôle public sur le secteur minier