Guinée équatoriale: Le FMI exhorte le pays à envisager dores et déjà l'après pétrole

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Le Fonds monétaire international (Fonds monétaire international) a validé le 6 février dernier, la troisième revue de son programme de suivi avec la Guinée équatoriale, mais le message de l'Institution de Bretton Woods va bien au-delà d'une simple approbation technique. Le FMI acte en effet un changement de modèle économique, visant à s'adapter à une baisse durable de la production pétrolière, qui a longtemps constitué le socle de ses finances publiques.

Les chiffres traduisent cette transition. En 2025, l'économie équato-guinéenne s'est contractée de 6,4 %, après une croissance à peine positive en 2024, sous l'effet d'un fort recul de la production d'hydrocarbures. Le FMI anticipe une poursuite du ralentissement à moyen terme, signe que la fin du cycle pétrolier n'est plus conjoncturelle mais structurelle. Dans le même temps, l'inflation a reculé à 2,6 % en octobre 2025, contre 3,5 % en 2023, une accalmie davantage liée à la faiblesse de la demande qu'à une amélioration de l'activité.

Sur le plan budgétaire, les autorités ont poursuivi les efforts d'ajustement engagés en 2024. Le déficit hors pétrole reste élevé, avec un solde primaire non pétrolier ciblé à -17,8 % du PIB non pétrolier en 2025, tandis que la dette publique est passée de 36,4 % du PIB en 2024 à 39,2 % fin 2025. Le FMI souligne également que la Guinée équatoriale continue de peser négativement sur les réserves de change régionales, après déjà deux années de ponction en 2023 et 2024.

La stabilisation actuelle ne suffira donc pas sans diversification économique réelle. L'accès à un programme financier plus ambitieux du FMI dépendra des progrès sur les réformes de gouvernance, notamment la transparence du secteur des hydrocarbures, identifiée comme un point clé de crédibilité. Pour la Guinée équatoriale, le nouvel enjeu de fond est donc de transformer cette contrainte en opportunité, en développant de nouveaux moteurs de croissance capables de remplacer progressivement la rente pétrolière et de soutenir durablement l'économie. Une mission qui va dans le sens du développement de l'industrie gazière annoncé ces derniers mois.

Idrissa Diakité

Publié le 09/02/26 11:42

La Rédaction

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