Présent aux Émirats arabes unis du 14 au 15 janvier 2026, le chef de l'État centrafricain a multiplié les rencontres de haut niveau, notamment avec le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères chargé de l'Afrique, Cheikh Chakbout.
Selon la présidence centrafricaine, cet entretien a permis de faire un point d'étape sur la coopération bilatérale et d'identifier de nouvelles pistes de partenariats, enp particulier dans l'énergie, la technologie et les projets liés au climat, secteurs jugés "structurants pour la croissance du pays"
Aux Émirats, la Centrafrique a mis en avant un projet solaire de 60 MW en cours de déploiement à Bangui, présenté comme un exemple de coopération réussie avec le secteur privé international.
Le discours présidentiel est resté constant. Pour ce dernier, disposer de ressources ne suffit pas sans capacité de transformation. Cette position a été relayée lors de panels consacrés au financement des projets énergétiques en Afrique, où il a été question de garanties souveraines, de montages public-privé et de mobilisation des capitaux privés dans les pays du Sud. La Centrafrique y a défendu une approche pragmatique, orientée vers des projets immédiatement bancables.
Cette offensive diplomatique et économique s'inscrit dans la continuité de la table ronde internationale organisée à Casablanca les 14 et 15 septembre 2025, consacrée au financement du Plan national de développement (PND) 2024-2028.
Selon la radio indépendante Ndeke Luka, qui a rendu compte de l'événement le 16 septembre 2025, les autorités centrafricaines y ont obtenu environ 9 milliards de dollars de promesses initiales, un montant porté par la suite à près de 11 milliards de dollars grâce aux engagements de partenaires multilatéraux, bilatéraux et privés.
Toujours d'après Ndeke Luka, les annonces ont concerné aussi bien le système des Nations unies que des institutions financières internationales, des partenaires bilatéraux comme la Chine et l'Union européenne, ainsi que des acteurs privés et régionaux.
Ces engagements rapprochent le pays du coût global estimé du PND, évalué à environ 12 milliards de dollars sur la période 2024-2028. Présenté publiquement avant la rencontre de Casablanca, ce plan fixe des objectifs macroéconomiques et sociaux ambitieux.
Le gouvernement vise notamment une croissance moyenne annuelle du PIB réel de 4,2 % à l'horizon 2028, une réduction de la pauvreté, ainsi qu'une amélioration sensible de l'accès à l'électricité et à l'eau potable.
Les autorités entendent également renforcer les infrastructures, développer le capital humain et intégrer la dimension environnementale dans les politiques publiques.
Perton Biyiha
La Rédaction
Publié le 16/01/26 17:16


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