Commerce Etats-Unis – Afrique : L’AGOA pourrait être reconduit

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Les discussions autour du renouvellement de la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA) progressent. Ce programme, essentiel pour les exportations africaines vers les États-Unis, pourrait être prolongé sous une forme transitoire, marquant une étape décisive dans la redéfinition du partenariat économique entre Washington et le continent.

L'AGOA, acronyme de African Growth and Opportunity Act, est bien plus qu'un simple accord commercial. Mis en place en 2000, ce programme a ouvert en franchise de droits l'accès du marché américain à plus de 1 800 produits originaires de 32 pays d'Afrique subsaharienne. Textiles, produits agricoles, pièces automobiles ou encore équipements industriels : l'AGOA a permis à de nombreuses économies africaines d'accroître leurs exportations et de diversifier leur tissu productif.

Mais son expiration, intervenue le 30 septembre, a ravivé les incertitudes. Le Congrès américain doit désormais statuer sur une éventuelle prolongation avant la fin de l'année. ‘'Nous comprenons que cela évolue positivement dans la bonne direction'', a récemment confié Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour l'Afrique lors d'une interview à Bloomberg, évoquant des discussions constructives entre les deux parties.

Un enjeu majeur pour les économies africaines

Les chiffres montrent l'importance du dispositif. Pour preuve, les échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays bénéficiaires de l'AGOA ont atteint 47 milliards de dollars en 2023, dont 29,3 milliards d'importations américaines et 18,3 milliards de dollars d'exportations américaines, d'après les données de Bloomberg. Pour plusieurs nations africaines, ces flux représentent une bouffée d'oxygène économique et un levier de création d'emplois industriels, notamment dans les secteurs du textile et de l'agroalimentaire.

Selon l'International Trade Center, la fin du régime préférentiel pourrait alourdir les droits de douane moyens à 13,9%, mettant à mal la compétitivité des exportateurs africains. ‘'Une courte prolongation servira de base aux pays d'Afrique subsaharienne et aux États-Unis pour identifier des améliorations'', a déclaré Xolelwa Mlumbi-Peter, haute responsable du ministère sud-africain du Commerce et de l'Industrie.

De nombreux observateurs estiment qu'une nouvelle version de l'AGOA pourrait intégrer davantage d'incitations à l'investissement, à l'innovation et à la durabilité, alignées sur les priorités économiques africaines.

La Rédaction

Publié le 20/10/25 17:53

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