La Banque africaine de développement (BAD) a lancé avec succès le 14 janvier 2026 une obligation globale de 1 milliard de dollars à coupon fixe de 4,125%, arrivant à échéance le 22 janvier 2036, marquant ainsi sa première référence en dollars de l'année et sa deuxième émission à 10 ans en USD après celle de juin 2025.
L'opération a suscité une demande exceptionnelle, avec un carnet d'ordres ayant atteint 6,4 milliards de dollars avant de se clôturer à 6,1 milliards USD (un taux de couverture de 610%), soit le plus important jamais enregistré pour une émission mono-tranche de l'institution. Cette forte demande a permis à la BAD de resserrer le prix de 4 points de base par rapport aux indications initiales (IPTs) et d'atteindre un écart de 7,8 points de base par rapport aux titres du Trésor américain (UST), soit 4 bps de mieux que son émission inaugurale à 10 ans de juin 2025, témoignant de la confiance persistante des investisseurs dans la qualité crédit AAA de l'institution.
La diversification géographique et institutionnelle des investisseurs a été remarquable : plus de 109 ordres répartis entre banques centrales et institutions officielles (51 %), gestionnaires d'actifs (23,2 %) et banques commerciales (20,9 %), soulignant l'attractivité continue des titres de la Banque dans un contexte de marché mondial en mutation. L'émission programme un rôle de référence durable pour le profil de financement en dollars de la BAD en 2026, tout en consolidant sa capacité à mobiliser des capitaux privés à long terme en faveur du développement africain.
Contexte stratégique et perspectives de marché
Cette transaction s'inscrit dans la stratégie de financement de l'AfDB visant à maintenir des maturités de référence liquides en dollars, favorable à la gestion de sa dette et à la prise en charge de projets de développement à long terme. Elle envoie un signe fort aux marchés sur la capacité de l'institution à attirer des capitaux de qualité, notamment dans un environnement de taux et de volatilité encore incertains, et confirme son rôle de pilier financier panafricain face aux besoins immenses d'investissements sur le continent.
La Rédaction
Publié le 20/01/26 11:07


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