L’IFC annonce 13 millions de dollars pour soutenir l'écotourisme en Afrique subsaharienne

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L'Afrique est le continent qui subit le plus les effets du changement climatiques, même si elle n'y participe que très peu. L'une des solutions pour parer à ce problème, selon la Banque mondiale, c'est l'écotourisme. Un nouveau financement pour renforcer le secteur vient d'être annoncé, à cet effet.

La Société financière internationale (IFC), branche de la Banque mondiale axée sur le secteur privé dans les marchés émergents, décaissera 13 millions de dollars pour soutenir l'écotourisme en Afrique subsaharienne. L'information a été rendue publique par l'institution le lundi 29 mai.

Ce financement appuiera les entreprises d'écotourisme dans et autour des zones de conservation en Afrique de l'Est et en Afrique australe. Plus concrètement, il investira dans les exploitants de camps de safari, d'hôtels et de gîtes, afin de les aider à faire face aux pénuries de liquidités tout en se remettant de l'impact de la pandémie de la Covid-19. Pour les entreprises ayant un impact significatif sur la conservation et le développement communautaire, le fonds vise à les assister dans la remise en état, la rénovation et l'expansion de leurs opérations.

L'initiative de l'IFC intervient à travers l'ACCT Fund, un véhicule de dette structuré, en 2021 en réponse aux défis liés de la Covid-19 qui affectent le secteur de l'écotourisme. L'ACCT Fund a été créée par ThirdWay Partners, un groupe de conseil et d'investissement à impact, et The Nature Conservancy, une organisation environnementale mondiale à but non lucratif.

"Selon les estimations de la SFI, l'ACCT Fund devrait contribuer à hauteur d'au moins 530 millions de dollars aux économies dans lesquelles il investit grâce à des effets directs, indirects et induits dans les secteurs de l'agriculture, de la vente au détail, des transports et des loisirs. La SFI s'attend également à ce que l'investissement permette de sauvegarder environ 21 200 emplois à temps plein", indique la note d'information.

Outre ce financement, l'IFC prévoit également d'assurer l'atténuation des risques non commerciaux et renforcer les capacités en soutenant le développement de lignes directrices sur le climat. L'institution ambitionne aussi de contribuer à établir des normes pour le secteur et aider les opérateurs à améliorer leur performance environnementale en réduisant leur consommation d'énergie et d'eau et en améliorant la gestion des déchets.

Sur le continent, le dérèglement climatique et l'insécurité alimentaire sont intrinsèquement liés. Selon la Banque mondiale, la conjugaison de ces facteurs a accentué la sécheresse, la pauvreté, la hausse des prix des importations alimentaires, la dégradation de l'environnement, les déplacements de population, la faible intégration commerciale, les conflits, et autres. Et l'une des solutions à ces fléaux, selon la Banque, est le tourisme. "Le tourisme fournit des emplois dans les zones rurales, finance la protection de la nature et ses activités avec les clients dans ces paysages réduisent considérablement le risque de braconnage, de déforestation et de conversion des terres", explique le communiqué de l'IFC.

Jean-Marc Gogbeu

Publié le 31/05/23 11:54

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