RDC : Ivanhoe Mines lance ses premières anodes de cuivre dans sa mine de Kamoa-Kakula

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Le groupe minier canadien Ivanhoe Mines, spécialisé dans l'exploration et l'exploitation de métaux stratégiques, a annoncé la production de ses premières anodes de cuivre le 29 décembre 2025 à la fonderie de Kamoa-Kakula, sise dans la partie Sud de la République démocratique du Congo (RDC). L'information a été rendue publique ce 2 janvier 2026 par l'entreprise via un communiqué diffusé par Newsfile Corp.

La fonderie de Kamoa-Kakula, entrée en phase de mise en service à chaud début décembre, affiche une capacité nominale de 500 000 tonnes de cuivre par an, ce qui en fait la plus grande installation de ce type sur le continent africain. Les anodes produites atteignent une pureté de 99,7 %, un standard conforme aux exigences des marchés internationaux.

Le projet est opéré par Kamoa Copper, coentreprise détenue par Ivanhoe Mines, qui développe et exploite le complexe cuprifère de Kamoa-Kakula, l'un des plus importants gisements de cuivre au monde. L'investissement total dans la fonderie s'élève à 1,1 milliard de dollars, selon la direction du groupe. La première alimentation en concentré est intervenue le 21 décembre 2025, après plusieurs semaines de montée en température des installations.

Sur le plan opérationnel, Ivanhoe Mines prévoit pour 2026 une production comprise entre 380 000 et 420 000 tonnes de cuivre, soit environ 80 % de la capacité totale de la fonderie. Les ventes devraient toutefois dépasser la production annuelle, grâce au traitement et à la commercialisation d'environ 20 000 tonnes de cuivre issues de stocks de concentré accumulés sur le site avant la mise en service de la fonderie. 

La transformation du concentré en anodes sur place modifie sensiblement l'économie du projet. Selon l'entreprise, les coûts logistiques devraient être divisés par deux, la teneur en cuivre par chargement exporté passant d'environ 45 % à près de 100 %. À cela s'ajoute la valorisation des sous-produits, notamment l'acide sulfurique, dont la fonderie a déjà produit les premières quantités. À pleine capacité, la production pourrait atteindre 700 000 tonnes par an, destinées au marché régional, très demandeur depuis l'interdiction des exportations zambiennes en septembre 2025.

L'enjeu énergétique reste central pour une installation de cette envergure. Ivanhoe Mines indique avoir achevé l'installation d'un système d'alimentation électrique sans interruption de 60 MW, capable de sécuriser temporairement l'activité de la fonderie en cas d'instabilité du réseau national congolais. En parallèle, un parc solaire de 60 MW, doté de batteries de stockage, est en construction sur le site et devrait entrer en service au deuxième trimestre 2026. 

Perton Biyiha

La Rédaction

Publié le 03/01/26 11:36

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