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Paul-Harry AITHNARD : ''Notre ambition, c’est de faire mieux que l’année dernière''

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La BRVM ouvre dans 9h31min

Paul-Harry AITHNARD, directeur général de Ecobank Côte d'Ivoire

''Notre ambition, c'est de faire mieux que l'année dernière''

Ecobank Côte d'Ivoire est une banque qui fait figure de géant du très concurrentiel marché bancaire ivoirien dont il lorgne à juste titre le leadership. Avec des résultats au rendez-vous - le bénéfice est passé de 25,3 milliards FCFA en 2019 à plus de 30 milliards FCFA fin 2020 - l'établissement projette une nouvelle hausse de sa performance au terme de cet exercice. 

Paul-Harry AITHNARD, le directeur général, a échangé avec quatre organes de presse tirés sur le volet, dont Sika Finance, afin de partager sur divers sujets dont la stratégie de la banque et ses projets en cours d'exécution. Ci-dessous quelques axes de ces échanges.

 

 

Ecobank Côte d'Ivoire a réalisé une belle performance au 1er semestre en dépit du contexte économique qui reste marqué par la Covid-19. Peut-on dire que la page Covid-19 est tournée chez Ecobank CI ? quelles sont vos projections de résultats au terme de l'exercice ? Comment pourrait-évoluer le dividende ?

Nous évoluons dans un cadre difficile du fait de l'épidémie de la Covid-19. Ce contexte a poussé une bonne partie des pays africains dans une récession économique l'année dernière. Cette année on anticipe un rebond mais il se trouve que c'est un cadre économique qui reste difficile parce que les entreprises font face à un manque de visibilité. Donc les décisions d'investissements et de financement sont de plus en plus repoussées dans le temps. De fait, on se retrouve avec des banques qui sont dans une situation difficile parce qu'elles ont déjà des entreprises dans leurs portefeuilles qui ont souffert de la crise mais également des entreprises qui aimeraient venir dans le portefeuille et qui s'interrogent avant de faire le pas.

Il a fallu que nous adoptions un modèle qui soit beaucoup plus agile pour faire face à cette nouvelle réalité.

Il a fallu que nous adoptions un modèle qui soit beaucoup plus agile pour faire face à cette nouvelle réalité. C'est cette agilité qui nous a permis de générer en 2020 un résultat qui tienne la route avec un profit qui s'est rapproché de 30 milliards FCFA. Et sur le premier semestre de 2021, en essayant de travailler sur un certain nombre de points forts que nous avons, nous avons réalisé un résultat proche de 15 milliards FCFA.

Notre ambition, c'est de faire mieux que l'année dernière. C'est difficile pour moi à ce stade de faire des prévisions sur l'exercice en termes de croissance, de revenus, de profits et de bilan. Mais notre ambition est certaine ; faire mieux que l'an dernier. 

Notre ambition, c'est de faire mieux que l'année dernière.

Il est important de garder un œil cependant sur certains points qui sont importants.

Le premier point est que nous devons continuer à maitriser notre efficience en portant une grande attention à notre coefficient d'exploitation. Deuxièmement, il est important de faire attention à notre coût du risque dans un environnement comme celui que nous connaissons aujourd'hui où les risques sont élevés à cause de la pandémie et du ralentissement économique.

L'un de nos objectifs est de tout faire pour que le coût du risque n'explose pas, n'excède pas un certain niveau que nous nous sommes donnés afin de permettre aux actionnaires d'avoir des profits acceptables et des dividendes qui soient en hausse par rapport à l'an dernier.

 

Vu qu'au premier semestre le coût du risque a augmenté dans la même tendance que l'an dernier. Quelles sont les stratégies que vous mettez en place pour limiter les dégâts ?

Le coût du risque est une combinaison de deux choses à savoir notre capacité à recouvrer les crédits sur lesquels nous avons des défauts et c'est aussi le reflet d'une politique qui peut être agressive ou non pour provisionner les crédits que nous considérons comme à restructurer ou à provisionner. Sur ces deux points, ce que nous faisons c'est de jouer sur les deux leviers.

Le premier levier c'est de provisionner tous crédits que nous considérons comme non performant. Depuis que je suis là, ce que nous avons essayé de faire, c'est d'être un peu plus collé à la réalité, c'est-à-dire provisionner lorsque nous rencontrons un problème dans un crédit. Ce qui a fait qu'aujourd'hui nous avons atteint des taux de provisionnement qui sont extrêmement élevés, proches de 90%, et qui démontrent un peu cette politique prudente que nous voulons adopter qui permet de respecter un certain nombre d'engagements que nous avons pris avec le régulateur mais aussi un certain nombre d'engagements que nous avons pris avec les investisseurs. Lorsque nous avons rencontré ces derniers, il y a quelques années pour présenter notre stratégie sur 5 ans, nous leur avons dit clairement que nous voulons couvrir le risque du portefeuille que nous trouverons afin que les chiffres que nous leur donnons reflètent aussi bien la réalité d'aujourd'hui que la réalité de demain.

Nous voulons tout faire pour que le coût du risque ne continue pas de grignoter les marges de profit que nous pouvons distribuer à nos actionnaires.

Le deuxième levier c'est le recouvrement et ici nous sommes plutôt satisfaits du travail que nous avons fait ; les équipes ont fait un travail extraordinaire pour essayer de recouvrir le plus possible sur l'année 2021. Cela passe par soit, réaliser un certain nombre de garantie que nous avons ou par collecter l'argent ‘'de manière agressive'' ; l'argent que les créanciers nous doivent et aujourd'hui les résultats sont au-delà des attentes que nous nous sommes imposés à l'interne.

Il se trouve que sur la dernière partie de l'année c'est-à-dire le dernier trimestre, nous voulons encore faire plus. Nous voulons tout faire pour que le coût du risque ne continue pas de grignoter les marges de profit que nous pouvons distribuer à nos actionnaires. Donc nous ferons tout pour que le delta de coût du risque que nous allons rajouter sur le dernier quart de l'année soit le plus faible possible.

 

Le coût du risque n'est pas le seul hic dans les performances d'Ecobank Côte d'Ivoire. On a vu aussi régresser les revenus nets d'intérêt. Comment peut-on expliquer aujourd'hui cette baisse à fin juin de cette année comparé à l'année dernière ? Et de ce fait, peut-on être optimiste par rapport aux performances à venir d'Ecobank CI ?

Je commence par la dernière partie de la question. Oui nous pouvons être optimiste par rapport aux performances d'Ecobank. Généralement, si vous regardez nos performances sur les dernières années, la deuxième partie de l'année est généralement beaucoup plus bonne que la première, donc nous sommes plutôt optimistes par rapport à ce que nous pouvons réaliser sur l'année 2021. Et comme je l'ai annoncé tout l'heure, notre objectif c'est de faire mieux que l'année dernière, donc les équipes et moi nous nous battons pour pouvoir faire mieux que l'année dernière.

Si vous regardez nos performances sur les dernières années, la deuxième partie de l'année est généralement beaucoup plus bonne que la première ...

Sur votre question sur le revenu d'intérêt de l'année dernière, ce n'est pas une tendance que nous sommes en train de privilégier qui est de dire que nous voulons avoir des revenus d'intérêt qui soit à la baisse. Mais c'est une réalité et c'est une tendance qui est le reflet de plusieurs facteurs. Le premier facteur, comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est que nous sommes dans un environnement où la demande de crédit est plutôt molle en raison de la pandémie et de la récession économique parce que de moins en moins d'entreprises sont prêtes à prendre des décisions d'investissement et de financement.

Le deuxième facteur qui l'explique c'est que nous avons une politique de crédit qui a été beaucoup plus sélective et qui est exactement la réponse par rapport au coût de risque que nous voulons voir baisser, ce qui derrière affecte les revenus d'intérêts.

Le troisième facteur, c'est que grâce aux régulateurs et à la Banque centrale qui, au passage, a fait un travail extraordinaire lors de la pandémie en donnant de la liquidité additionnelle aux banques, aujourd'hui, nous sommes capables d'offrir à des clients, à volume constant, un prix du crédit beaucoup plus bas. Nous avons baissé les taux d'intérêt sur un certain nombre de nos prêts, et cela faisant, il y a une baisse des revenus d'intérêt, même si nous faisons tout faire pour augmenter notre volume de portefeuille.

Notre stratégie est articulée sur trois piliers : la croissance, la diversification et l'efficience.

Donc ce sont tous ces éléments qui font qu'aujourd'hui qu'on se retrouve avec une tendance qui est un peu à la baisse sur les revenus d'intérêt mais ce n'est pas une tendance que nous aimons et au contraire l'objectif de la banque aujourd'hui c'est d'avoir une politique de croissance qui soit beaucoup plus agressive. Vous allez vous rendre compte dans les chiffres sur les prochains trimestres de notre ambition d'augmenter notre portefeuille de prêt, d'augmenter de manière saine et durable les revenus d'intérêt

Il y a un dernier point sur lequel j'aimerais insister et qui a trait à la politique de diversification qui me tient particulièrement à cœur. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons dit que notre stratégie est articulée sur trois piliers : la croissance, la diversification et l'efficience. Et dans la stratégie de diversification, nous avions dit que nous allons mettre l'accent sur les activités génératrices de commissions afin d'avoir un mix de revenus qui soit un mix de revenus idéal pour tout le monde. Un mix de revenu idéal pour tout le monde ce sont des revenus d'intérêt, mais ce sont aussi des commissions qui représentent un lot important de ces revenus. Ce sont donc tous ces éléments qui expliquent un peu la manière dont nous générons le revenu aujourd'hui chez Ecobank Côte d'Ivoire.

 

Les PME sont appelées à jouer un rôle moteur dans la relance de nos économies. Comment est-ce que Ecobank CI compte les accompagner plus efficacement dans cette perspective ?

J'aimerais d'entrée que nous tous nous réalisons l'importance de ce sujet sur les PME. Pendant longtemps nous nous sommes dit que c'était impossible de financer les PME parce que le coût du risque lié aux PME est trop important. Or, nous savons très bien que la grande majorité du tissu économique dans nos pays est un tissu de PME et nous savons très bien que leurs besoins de financement sont importants. Sur cette base, nous avons pris le temps d'analyser le sujet et nous sommes arrivés avec une réponse qui tient sur 3 piliers : la première chose, nous nous sommes dit nous allons financer les PME et leur dédier des enveloppes de financement. C'est un portefeuille de plusieurs dizaines de milliards FCFA et nous avons même créé un segment qui est spécifique aux PME dirigées par les femmes où nous nous sommes engagés cette année à déployer 10 milliards FCFA.

La seconde chose que nous avons dit, c'est que nous allons renforcer les capacités de ces PME parce que nous nous sommes rendu compte que lorsque ces dernières viennent nous voir, il y en a certaines qui sont bancables, à qui nous pouvons donner du financement tout de suite. Et il y en a certaines qui ne sont pas encore bancables mais qui ont juste besoin d'être formées, avec des capacités beaucoup plus renforcées pour être aptes à bénéficier d'un crédit bancaire. Donc nous avons créé une académie en ligne avec des partenaires comme l'Union africaine et le NEPAD, entre autres, avec comme ambition sur l'Afrique de former 100 000 PME. En Côte d'Ivoire, nous avons commencé ce travail et nous avons déjà formé une première cohorte de 60 PME. Les cours qui sont offerts permettent aux PME et à leurs dirigeants d'être de bons gestionnaires, d'avoir une bonne connaissance du crédit, de la gestion, de la gestion les hommes et du leadership. Tous ces éléments de formation leur sont donnés pour en faire de meilleurs gestionnaires et pour pouvoir être beaucoup plus bancables.

Lorsque nous avons aujourd'hui une PME qui devient cliente de Ecobank Côte d'Ivoire, nous la finançons, nous la formons et nous la digitalisons.

Et enfin, troisièmement, nous les aidons à se digitaliser, digitaliser leurs process internes. Nous avons noué à cet effet des partenariats avec de grandes entreprises internationales qui vont aider ces PME à se digitaliser en interne mais aussi digitaliser la relation qu'elles ont avec leurs clients. Il faut bien comprendre que ce qui est nouveau aujourd'hui et qui n'existait pas il y a quelques années, c'est qu'on peut être une PME et pouvoir vendre des produits au Ghana, au Nigeria et voire en Chine et, cela, grâce à la technologie.

Tous ces éléments ont été mis en place et lorsque nous avons aujourd'hui une PME qui devient cliente de Ecobank, nous la finançons, nous la formons et nous la digitalisons.

 

Quels sont les secteurs d'activité où les PME pourraient le plus bénéficier de l'accompagnement des PME ?

(…) Les secteurs qui sont intéressants pour nous sont multiples parce que nous regardons et nous croyons à un certain nombre de thèmes. Nous croyons au thème par exemple de l'agriculture. Nous pensons qu'aujourd'hui de plus en plus de productions qui étaient importée auparavant vont être faites localement, donc le secteur de l'agriculture est un secteur que nous commençons à regarder et au niveau de la transformation agricole, nous essayons de financer de plus en plus d'entreprises et de PME qui sont à l'intérieur de la chaîne de valeur de l'agriculture.

Le second secteur sur lequel nous avons voulu aussi augmenter notre présence, c'est le secteur de la petite industrie. Nous croyons qu'il va se créer des chaînes de valeur qui sont des chaînes de valeur locales et régionales, donc nous allons avoir un début d'industrialisation qui va commencer à se mettre en place et donc nous voulons augmenter notre exposition aussi sur la petite industrie, manufacture de sacs, création de biens de consommation, etc., voilà un certain nombre de choses que nous voulons faire.

Et enfin, un 3e secteur sur lequel nous voulons aussi mettre l'accent, c'est la logistique, nous pensons sur la base du thème de la régionalisation dont je vous ai parlé, nous croyons que le secteur de la logistique va devenir de plus en plus important. Comment est-ce qu'on va transporter un bien d'un point A à un point B – une grosse problématique qui va se poser -, et comment financer le secteur de la logistique, comment financer le secteur du transport ? Ce sont des sujets sur lesquels nous voulons de plus en plus avoir d'exposition.

Donc voilà quelques exemples que je partage avec vous et ce sont les secteurs sur lesquels que nous voulons accompagner les PME chez Ecobank.

 

Ellever est un programme spécial de soutien à l'entreprenariat féminin mis en oeuvre par Ecobank Côte d'Ivoire. Quelles sont les motivations de ce programme et quel bilan pouvez-vous en faire ?

La raison pour laquelle on a créé ce programme est assez simple. L'Afrique fait aujourd'hui face à un échec qui est le problème de financement auquel sont confrontées les entreprises dirigées par les femmes. Il faut dire que nous avons plus de 50% des PME africaines qui sont dirigées par des femmes. Face à cet échec-là, nous avons pensé qu'il fallait absolument que nous fassions partie de la solution.

Donc sur cette base, ce que nous avons fait, c'est d'essayer de mettre en place des solutions de financement spécifique dédiées à ces PME avec des conditions préférentielles et cela était important pour nous parce que nous voulions créer un accès au crédit qui soit un peu plus flexible et ce que nous voulons faire de manière concrète, c'est permettre à ces PME par exemple dirigées par des femmes de financer leur stock, de financer les bons de commande, par exemple, ou de financer les besoins d'investissements en équipements. C'est donc ce type de besoins spécifiques connus des entreprises qui sont dirigées par les femmes que nous avons donc déployé un certain nombre de financements.

Nous nous sommes engagés sur une enveloppe de 10 milliards et nous avons déjà dépassé la moitié de cet engagement après 9 mois. Nous voulons continuer encore plus sur le dernier trimestre de l'année.

La réponse que nous apportons est multiforme : nous finançons les entreprises dirigées par les femmes à travers le programme Ellever, nous les formons, nous les aidons à se digitaliser. Ces 3 composantes pour nous sont importantes et sont liées. Il s'agit des 3 étages de la fusée et c'est uniquement avec ces 3 étages là que nous pouvons espérer que la fusée du financement des femmes décolle et surtout tienne en orbite parce que si nous ne faisons pas ces 3 choses-là elle peut décoller mais elle peut se crasher dans un horizon à court terme.

 

La crise de la Covid-19 a amené les banques à beaucoup s'investir dans la digitalisation. Au niveau d'Ecobank CI, quelles sont les grandes avancées en la matière?

Il faut comprendre que la digitalisation n'est pas un effet de mode, mais c'est un mouvement structurel et Ecobank a été assez pionnière dans ce sujet puisqu'il y a plus de 5 ans maintenant que nous avons fait le choix du digital first qui est un choix que nous assumons parce que nous pensons que la digitalisation est un mouvement structurel. Les clients de plus en plus ne vont plus venir en agence pour pouvoir avoir accès à des services bancaires ou à des services financiers, mais vont utiliser de plus en plus les canaux qui sont à leur disposition en restant chez eux dans leur fauteuil pour le faire.

A Ecobank Côte d'Ivoire, seulement 25% à 30% des transactions passent par les agences.

Je vais vous donner un chiffre : aujourd'hui, lorsque je prends l'ensemble des transactions de Ecobank Côte d'Ivoire, seulement 25% à 30% de ces transactions passent par les agences, tout le reste passe par les canaux électroniques avec des clients qui sont assis chez eux ou qui utilisent nos guichets ou qui utilisent notre application ou nos TPE. Donc tout cela nous démontre qu'il y a un mouvement de fond vers la digitalisation et donc nous avons voulu créer un vrai plan, une vraie réponse à ces clients-là qui de plus en plus préfèrent la digitalisation et c'est pour cela que nous avons déployé un certain nombre de choses.

Premièrement, l'application mobile que vous connaissez vous-même. Aujourd'hui cette application mobile est téléchargée entre 10 000 et 15 000 fois chaque semaine. Chaque mois, j'ai, sur 10 000 téléchargements, au moins 7 000 personnes (donc 70%) qui ont téléchargé et qui font au minimum une transaction sur l'application. J'ai à peu près 40 000 personnes qui ouvrent l'application chaque mois soit pour consulter des comptes, soit pour faire des transactions. J'ai plus de 60 000 personnes qui utilisent un service chez nous qui est un service phare qui permet d'envoyer de l'argent juste avec un code et que toute personne peut utiliser pour un retrait soit chez un sous agent, soit dans un de nos guichets de service qu'on appelle le service CashXpress . Donc tout cela démontre bien que nous avons fait des avancées immenses au niveau de la digitalisation.

Nous allons continuer dans ce sens en essayant de donner une meilleure expérience aux clients qui leur permet d'adopter ces innovations de plus en plus. On sait qu'il y a un sujet de l'adoption comparativement à nos amis anglophones ; on sait que les clients francophones sont encore un peu timides par rapport à l'adoption de cette technologie, mais nous pensons que nous avons beaucoup avancé, nous pensons que nous avons fait des efforts énormes. Pour preuve, on a aujourd'hui plus d'un million de clients qui ont des portefeuilles électroniques chez nous, ce qui démontre que de plus en plus les clients et la population sont intéressés par la banque digitale.

Jean Mermoz Konandi

Publié le 22/10/21 19:34

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