La BAD lève 2 milliards USD sur sa 2ème obligation sociale en devises de l’année

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En marge de la célébration de son 60e anniversaire, la Banque africaine de développement (BAD) a réussi, le 10 septembre dernier, une sur levée de fonds en devises de 2 milliards USD (environ 1 185 milliards FCFA) via des obligations sociales. Selon les détails fournis par l'institution, l'opération lancée à 8h00 (heure de Londres) s'est refermée aux alentours de 13h52 avec un carnet d'ordres de 3,7 milliards de dollars, soit une sursouscription de 185%. La banque n'a retenu que l'initial assortie d'un coupon annuel de 3,5% sur 5 ans.

Voir aussi : La BAD lève 2 milliards de dollars via des obligations sociales pour financer des projets en Afrique

C'est la 2e fois cette année que la BAD fait recours à cette classe d'actifs pour lever de la dette sur les marchés internationaux. En janvier, un montant identique avait été mobilisé auprès des investisseurs, mais à des conditions un peu plus rigides (maturité de 3 ans et rémunérée à 4,221%). "Avec un carnet d'ordres final clôturé à plus de 3,7 milliards USD et 66 investisseurs participants, le succès de cette transaction à 5 ans est un signe de de confiance des investisseurs dans la qualité de signature de la BAD (AAA)", s'est réjoui dans un communiqué l'institution basée à Abidjan. "La forte participation des investisseurs ESG représentant 25% du carnet d'ordres final souligne également la confiance des investisseurs dans le cadre des obligations durables de la Banque et dans son mandat de développement", a-t-elle poursuivi.

Cette levée de fonds s'inscrit dans le cadre du programme d'obligations durables de la BAD lancé en septembre 2023. L'objectif de ce programme est de soutenir la transition des pays africains vers une croissance verte à travers le financement de projets éligibles liés au changement climatique. La BAD entend également promouvoir une croissance inclusive, à travers le financement de projets sociaux sur le continent.

Signalons que l'opération du 10 septembre dernier était structurée par un quintette constitué de BofA Securities, BMO Capital Markets, Citi, Goldman Sachs International et Morgan Stanley. La répartition géographique des investisseurs permet de constater que 47% sont installés dans les Amériques, suivis de l'Europe, du Moyen-Orient et de l'Afrique (EMEA) (32%) et de l'Asie (21%). Selon le type de souscripteur, on note que 56% des fonds ont été alloués par les banques centrales et institutions officielles, 29% par les banques et les 15% restants par les gestionnaires d'actifs et autres fonds spéculatifs.

Cédrick JIONGO

La Rédaction

Publié le 16/09/24 13:34

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