UMOA-Titres/Semaine du 22 mai : Les Etats mobilisent 97 milliards FCFA

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Durant la semaine du 22 au 26 mai 2023, tous les pays qui se sont rendus sur le marché des titres publics dans le but d'emprunter les ressources nécessaires à leurs plans de développement ont été plus que satisfaits. En effet, la Guinée-Bissau, le Burkina, le Niger et le Sénégal ont obtenu un taux de couverture moyen des mises en adjudication de 168%, soit un montant de 158 milliards FCFA pour des besoins s'élevant à 92,5 milliards FCFA. Notons par ailleurs que ce taux est ressorti en hausse comparativement à celui de 133% observé lors de la semaine précédente.

Ces adjudications effectuées via cinq (5) maturités (3, 6 et 12 mois ainsi que 3 et 7 ans) ont connu la participation de toutes les places de l'Union, exceptée la Guinée-Bissau et ont permis à ces Etats de mobiliser 97 milliards FCFA.

  • La Guinée-Bissau obtient 14 milliards FCFA après un mois d'absence

Après un peu plus d'un mois d'absence, la Guinée-Bissau fait son retour sur le marché des titres publics de l'UMOA en mettant en adjudication 12,5 milliards FCFA à travers des bons (BAT 3 et 12 mois) et obligations (OAT 3 ans) assimilables du trésor. Cet appel a été bien accueilli par les investisseurs qui ont proposé 17,30 milliards FCFA, lorsque le trésor bissau-guinéen a retenu 13,75 milliards FCFA sur seulement les maturités de 12 mois et 3 ans. Dans l'ensemble, il est ressorti un taux de couverture de 141,84% avec les investisseurs des places du Burkina (34%) et du Sénégal (28%) en pole position.

 

  • Le Burkina Faso atteint son objectif de 30 milliards FCFA

Si le pays avait été éprouvé par des investisseurs trop exigeants lors de sa sortie du 10 mai dernier sur le marché de la dette publique en ne retenant que 97,5% des 30 milliards FCFA recherchés, le Burkina Faso a pu atteindre son objectif ce 24 mai. Emettant 30 milliards FCFA via un BAT de 12 mois et une double émission d'OAT (3 et 7 ans) le pays a pu capter 30,17 milliards FCFA sur des offres s'évaluant à 35,17 milliards FCFA avec la majeure partie retenue sur le BAT de 12 mois (23 milliards FCFA). Ces offres qui constituent un taux de couverture de 117,25% proviennent de 7 investisseurs avec la majeure partie émanant d'investisseurs burkinabé (54%).

 

  • Le Niger reçoit plus du double de sa demande

Intervenant le jeudi 25 mai 2023 pour mobiliser 30 milliards FCFA via une double émission de BAT (6 et 12 mois) et une OAT (3 ans), le trésor nigérien a reçu un carnet de commandes s'élevant à 67,25 milliards FCFA, soit l'un des plus importants taux de couverture (224,18%) depuis le début de l'année. Face à cette offre généreuse, le pays est allé au-delà du montant recherché en encaissant 33 milliards FCFA. Pour rappel, lors de sa dernière intervention, le pays avait à peine reçu le montant recherché de 30 milliards FCFA.

 

  • Le Sénégal réaffirme sa belle signature avec un taux de couverture de 190%

Le Sénégal profite de la reprise du dynamisme du marché des titres publics en enregistrant des offres remarquables des investisseurs de la région. Après avoir vu sa sollicitation couverte à 171% pour son émission simultanée du 12 mai dernier, les investisseurs récidivent ce 26 mai en proposant 37,94 milliards FCFA au pays qui ne demandait que 20 milliards FCFA. Ce qui fait ainsi ressorti un taux de couverture du montant mis en adjudication de 189,71%. Finalement, le pays a retenu 20,19 milliards FCFA, dont 14,96 milliards FCFA sur le BAT de 12 mois et 5,23 milliards FCFA sur l'OAT de 3 ans.

Si des facteurs tels que la sécurité relative des titres publics et la diversification de portefeuille en vue de réduire l'exposition expliquent l'attractivité de ce marché, cet engouement observé sur les émissions souveraines de l'UEMOA est imputable à la hausse des taux directeurs de la Banque centrale qui en booste les rendements. En effet, lorsque les taux directeurs augmentent, les rendements offerts par les titres publics augmentent également. Les investisseurs trouvent ainsi ces rendements plus attrayants, car ils offrent un potentiel de revenu supérieur par rapport aux taux d'intérêt plus bas, pour la réalisation de placements sûrs, stables et rémunérateur.

Sékou Karamoko

La Rédaction

Publié le 30/05/23 09:49

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