À partir de 2026, le Ghana entamera la construction d'un complexe technologique à Ningo-Prampram, dans la région du Grand Accra. Élaboré grâce à un investissement d'un milliard de dollars des Émirats arabes unis, ce projet donnera naissance à une infrastructure d'intelligence artificielle majeure sur le continent africain.
Le gouvernement ghanéen fournira les terrains et le cadre réglementaire, tandis que la Ports, Customs and Free Zone Corporation émiratie financera et supervisera les travaux. Cette collaboration vise à transformer le pays en un hub régional du numérique capable d'attirer les géants mondiaux de la technologie comme Microsoft, Meta, Oracle, IBM et Alphabet.
L'intelligence artificielle constitue le cœur du projet avec 400 millions de dollars alloués. Le groupe émirati G42 construira un centre de calcul haute performance de 180 millions fonctionnant aux énergies renouvelables avec un système de refroidissement liquide. AI71 déploiera un système national d'identité numérique basé sur les modèles linguistiques Falcon pour 100 millions de dollars. Hub71 développera un incubateur destiné à accompagner une centaine de startups spécialisées en IA d'ici 2030, avec un budget de 120 millions.
L'infrastructure numérique mobilise 350 millions de dollars supplémentaires. L'opérateur e&UAE déploiera des réseaux 5G dans trois grandes villes, tandis qu'un centre de données hyperscale de niveau IV sera construit pour répondre aux besoins de stockage et de traitement. Masdar Digital équipera les installations en systèmes électriques renouvelables optimisés par intelligence artificielle. La connectivité satellite étendra la couverture numérique vers les zones rurales.
Le volet formation et investissement représente 250 millions de dollars. Un campus conjoint formera les talents locaux à l'intelligence artificielle et au Web3 avec le soutien de la Dubai Future Foundation. ADQ et Chimera Capital alimenteront un fonds d'investissement de 100 millions destiné aux entrepreneurs ghanéens. Un sommet annuel baptisé GAIX réunira les écosystèmes d'innovation des deux pays. Pour Accra, ce projet concrétise son ambition de devenir un acteur du numérique africain tout en créant des emplois qualifiés. Pour les Émirats arabes unis, cet accord s'inscrit dans leur stratégie d'expansion technologique sur les marchés émergents.
Publié le 19/12/25 12:47
La Rédaction
SN
CEMAC