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Short trader vs investor

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Cartesien Cartesien
16/11/2025 15:18:57
0

Le texte intégrale, j'espère qu'il vous inspirera ou vous invitera à prendre du recul par rapport à votre activité sur le marché, en trouvant du sens à ce que vous faite au delà du gain:

Il y a deux façons de traverser le marché : celle du chasseur d’étincelles, et celle du jardinier patient.

Le short trader,

c’est le funambule des minutes, l’homme qui écoute battre le cœur du marché on écoute une horloge affolée.

Il danse sur les micro-fluctuations, cueille les frissons, dégainant au moindre tremblement.

Son plaisir ?

Ce petit moment d’ivresse où, juste avant que la falaise ne s’effondre, il vend, sourit, et regarde la cassure baissière comme on regarde un orage qu’on a esquivé d’un pas.

Il vit dans des éclairs —brefs, précis, parfois brûlants.

L’investisseur, lui, c’est la respiration longue.

Il plante ses positions comme on plante des oliviers : sans exigence immédiate, mais avec cette confiance rude que le temps fait son œuvre.

Il traverse les cycles, les saisons rouges et les saisons vertes, sans trembler devant la poussière quotidienne.

Son art n’est pas l’esquive, mais l’horizon.

Il voit dans chaque creux une vallée fertile, dans chaque sommet l’annonce d’un prochain printemps.

Le premier surfe l’instant,

le second habite le temps.

Et quelque part, entre les deux, le marché sourit :

il sait qu’il faut des éclairs pour réveiller le ciel, et des arbres pour tenir le monde.

Et pourtant, dans ce grand théâtre des prix, il n’y a ni héros ni intrus. Car le spéculateur et l’investisseur sont deux forces complémentaires, deux vents contraires qui sculptent la même mer.

Le premier apporte le mouvement : il empêche les eaux de croupir, réveille les courbes endormies, transforme chaque hésitation en respiration vive. Sans lui, le marché serait un lac immobile, sans étincelles, sans vérité instantanée.

Le second apporte la gravité : il fixe les racines, donne une direction, offre à la valeur le temps de devenir elle-même.

Sans lui, le marché serait un vent fou, sans mémoire, sans futur.

Les deux ensemble, c’est la mer et ses marées : l’un crée les vagues, l’autre trace les côtes.

Et dans cette danse nécessaire, même les cassures, les envolées, les reflux, ne sont que les gestes d’un écosystème vivant — fragile, turbulent, mais incroyablement beau quand chacun joue son rôle.

Mais dans ce marché parfois glacial, où les chiffres claquent comme des portes, il faut quelque chose de plus que des stratégies, plus que des vagues et des racines. Il faut une déontologie —un fil d’or discret qui relie les hommes aux hommes, un canon de beauté intérieure qui rappelle que derrière chaque ordre, il y a une vie, une peur, un espoir.

Car sans cette éthique, la mer devient acier, les courbes deviennent lames, et les profits perdent leur raison d’être.

La déontologie, c’est ce souffle humain qui refuse que le marché ne soit qu’un mécanisme froid et implacable.

C’est le geste juste, la transparence offerte, la main qui ne triche pas même quand personne ne regarde.

Elle est la musique dans le bruit, la lumière dans la finance, l’âme dans la machine.

Et peut-être que c’est là la véritable beauté du marché : non pas la brutalité des mouvements, ni la violence des cycles, mais cette fragile élégance avec laquelle certains traversent le chaos sans jamais perdre leur humanité.


  
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Cartesien Cartesien
16/11/2025 11:22:55
0

La fin:

Mais dans ce marché parfois glacial, où les chiffres claquent comme des portes, il faut quelque chose de plus que des stratégies,

plus que des vagues et des racines.

Il faut une déontologie —

un fil d’or discret qui relie les hommes aux hommes, un canon de beauté intérieure qui rappelle que derrière chaque ordre,il y a une vie, une peur, un espoir.

Car sans cette éthique, la mer devient acier, les courbes deviennent lames et les profits perdent leur raison d’être.

La déontologie,

c’est ce souffle humain qui refuse que le marché ne soit qu’un mécanisme froid et implacable.

C’est le geste juste, la transparence offerte, la main qui ne triche pas même quand personne ne regarde.

Elle est la musique dans le bruit, la lumière dans la finance, l’âme dans la machine.

Et peut-être que c’est là, la véritable beauté du marché : non pas la brutalité des mouvements, ni la violence des cycles, mais cette fragile élégance avec laquelle certains traversent le chaos sans jamais perdre leur humanité.


  
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Cartesien Cartesien
15/11/2025 20:34:10
0

La suite:

Dans ce grand théâtre des prix,

il n’y a ni héros ni intrus.

Car le spéculateur et l’investisseur

sont deux forces complémentaires,

deux vents contraires qui sculptent la même mer.

Le premier apporte le mouvement :

il empêche les eaux de croupir,

réveille les courbes endormies,

transforme chaque hésitation en respiration vive.

Sans lui, le marché serait un lac immobile,

sans étincelles,

sans vérité instantanée.

Le second apporte la gravité :

il fixe les racines,

donne une direction,

offre à la valeur le temps de devenir elle-même.

Sans lui, le marché serait un vent fou,

sans mémoire,

sans futur.

Les deux ensemble,

c’est la mer et ses marées :

l’un crée les vagues,

l’autre trace les côtes.

Et dans cette danse nécessaire,

même les cassures, les envolées, les reflux,

ne sont que les gestes d’un écosystème vivant —

fragile, turbulent,

mais incroyablement beau quand chacun joue son rôle.

Message complété le 15/11/2025 21:00:03 par son auteur.

La fin bientôt, il semble que ma muse et de bon humeur, haha

Message complété le 15/11/2025 21:00:33 par son auteur.

Bonne humeur, of course


  
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Cartesien Cartesien
15/11/2025 10:51:23
0

Les deux oui absolument, le marché a besoin des deux, il faut un équilibre, Sinon les valeurs fragiles mais avec potentiel s'écrouleront et les valeurs matures et solides deviennent inaccessibles et perdent de leur dynamisme.


  
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Aferkiw Aferkiw
15/11/2025 10:37:56
0

Absolument d'accord avec Elinija, un mix des deux est l'idéal.

Plus vous êtes jeunes, plus vous pouvez vous permettre une grosse part de trade actif, plus vous vous rapprochez de la retraite, il vaut mieux sécuriser en investissement Value.


Petite note : il vaut mieux ne pas utiliser la terminologie Short (ça prête à confusion avec la vente à découvert, interdite heureusement en Tunisie).


  
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Cartesien Cartesien
14/11/2025 22:11:53
0

Il y a deux façons de traverser le marché :

celle du chasseur d’étincelles, et celle du jardinier patient.

Le short trader,

c’est le funambule des minutes,

l’homme qui écoute battre le cœur du marché comme on écoute une horloge affolée.

Il danse sur les micro-fluctuations,

cueille les frissons,

dégainant au moindre tremblement.

Son plaisir ?

Ce petit moment d’ivresse où, juste avant que la falaise ne s’effondre,

il vend, sourit,

et regarde la cassure baissière comme on regarde un orage qu’on a esquivé d’un pas.

Il vit dans des éclairs —

brefs, précis, parfois brûlants.

L’investisseur, lui,

c’est la respiration longue.

Il plante ses positions comme on plante des oliviers :

sans exigence immédiate,

mais avec cette confiance rude que le temps fait son œuvre.

Il traverse les cycles, les saisons rouges et les saisons vertes,

sans trembler devant la poussière quotidienne.

Son art n’est pas l’esquive,

mais l’horizon.

Il voit dans chaque creux une vallée fertile,

dans chaque sommet l’annonce d’un prochain printemps.

Le premier surfe l’instant,

le second habite le temps.

Et quelque part, entre les deux,

le marché sourit :

il sait qu’il faut des éclairs pour réveiller le ciel,

et des arbres pour tenir le monde.


  
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