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La couverture médiatique du dossier TSI évoque une situation grave et soulève de nombreuses interrogations sur la gouvernance et la gestion de l’intermédiaire. Sans qualifier juridiquement ces éléments ni préjuger des responsabilités qui relèvent exclusivement de la justice, une question centrale s’impose : lorsque des soupçons sérieux pèsent sur le fonctionnement d’un intermédiaire, est-il cohérent que les premières conséquences concrètes touchent les investisseurs non fautifs — titres bloqués, droits suspendus — plutôt que de viser prioritairement les causes du dysfonctionnement ?
Ce décalage interroge. Non pas sur l’existence d’une fraude établie, mais sur le sens même des mécanismes de protection du marché. S’agit-il d’un traitement exceptionnel lié à une situation isolée, ou du révélateur d’une difficulté plus profonde à faire respecter, en pratique, la séparation des actifs ? Si cette question se pose ici, elle mérite d’être posée plus largement — car c’est la confiance dans l’ensemble du système qui est en jeu.
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SN
CEMAC


