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Nous importons leurs joueurs, nous ajouterons leur lait, DH n'a qu'a bien se tenir connaissant le respect des algériens pour les accords signés.
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Face à une facture d'importation toujours élevée, l'Algérie multiplie les investissements industriels pour relancer sa filière laitière et viser l'autosuffisance.
L'Algérie a officiellement inauguré, le 19 février, la plus grande usine de production de lait du pays, dotée d'une capacité dépassant 1,2 million de litres par jour.
Porté par le groupe public Giplait, acteur important de la collecte, de la transformation et de la distribution du lait, le projet de la plus grande usine laitière du pays a été financé sur ses capitaux à hauteur de près de 5 milliards de dinars algériens (environ 38,5 millions de dollars) et mis en service dans la zone industrielle de Rouiba, à l'est d'Alger, sans partenaire étranger direct.
Implantée sur plus de quatre hectares, cette nouvelle unité affiche une capacité de transformation équivalente à près de 1.200 tonnes par jour, ce qui en fait la plus importante installation laitière actuellement en activité dans le pays. L'usine est équipée de lignes de production modernes permettant la fabrication de lait pasteurisé subventionné, commercialisé à prix réglementé, ainsi que de lait UHT destiné à une distribution plus large et à une meilleure conservation.
▐ Lire aussi : La holding saoudienne Abunayyan envisage de lourds investissements en Algérie
Pour Samah Lahlouh, PDG de Giplait, " ce projet constitue une étape stratégique pour le développement de la filière laitière, la réalisation de l'autosuffisance, la réduction des pénuries et la stabilisation du marché national des produits de première nécessité ".
Il s'agit d'un pas supplémentaire vers l'objectif du pays, celui d'atteindre, à moyen terme, une plus grande autonomie dans un secteur important pour la consommation quotidienne des ménages.
Réduire la dépendance aux importations de lait
La nouvelle infrastructure s'inscrit dans une stratégie publique menée par le gouvernement visant à réduire la forte dépendance de l'Algérie aux importations de poudre de lait, qui pèsent lourdement sur la facture alimentaire du pays.
Le défi est de taille. À elle seule, l'Algérie représente près de 22 % des importations africaines de produits laitiers, évaluées à 7,5 milliards de dollars en 2023. Le pays est par ailleurs le deuxième importateur mondial de lait en poudre, derrière la Chine, avec environ 236.000 tonnes achetées sur les marchés internationaux en 2024.
Face à cette dépendance structurelle, les autorités multiplient depuis plusieurs mois les initiatives pour relancer la production locale et structurer une filière intégrée, de l'élevage à la transformation. A titre d'exemple, Giplait a engagé en janvier des discussions avec le groupe russe EkoNiva en vue de développer des fermes pilotes spécialisées dans la production de lait cru.
En parallèle, le groupe qatari Baladna prévoit de lancer en 2026 la construction d'un méga complexe agro-industriel d'un montant de 3,5 milliards de dollars. Le projet vise une production annuelle de 200.000 tonnes de lait en poudre et devrait entrer en service à partir de 2027.
Présenté comme la plus grande laiterie intégrée au monde, ce partenariat doit permettre à l'Algérie de couvrir une part significative de ses besoins domestiques, avec, à terme, un potentiel d'exportation, tout en offrant à Baladna une implantation stratégique sur le marché africain.
Jihen Mkehli
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CEMAC


