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La vérité énormement de chantiers ouverts et partout ! les cabinets de conseil sont présents sur place et c'est du sérieux !
wait and see mais pour moi la confiance est revenue et le titre ira vers de nouveaux cieux ! reste à confirmer !
Déja winouuu le T1 ?
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Article Mme.ben gabsia, fact check et critique
EF STB au 31/12/2025
1. Rentabilité : une dégradation, pas une stabilisation
Le résultat net recule de 20,1% (65,9 MDT contre 82,5 MDT) et le résultat d'exploitation de 28,5%. Qualifier ces niveaux de "solides, récurrents et cohérents avec une phase de stabilisation" est en contradiction directe avec les états financiers.
2. Maîtrise des charges : un tableau incomplet
Les charges financières sont stables (-0,7%), mais les frais de personnel progressent de +5% et les dotations aux provisions sur créances bondissent de +33,8% (+67,8 MDT). C'est précisément cette charge exceptionnelle de provisionnement qui explique l'essentiel du recul du résultat — et l'article n'en fait aucune mention.
3. PNB en hausse : une lecture à nuancer
Le PNB progresse de +7,5% (698,5 MDT), mais cette performance repose quasi exclusivement sur l'explosion des revenus du portefeuille d'investissement (+58,1%, soit +129,8 MDT), vraisemblablement tirée par les Bons du Trésor. Dans le même temps, les intérêts sur crédits à la clientèle reculent de -8,4% et les créances sur la clientèle de -11,6%. L'activité bancaire de financement — présentée comme un levier de la "résilience" — est en repli.
4. Assainissement des réserves d'audit : prématuré
C'est le point le plus saillant. La note 4 des EF révèle trois chantiers ouverts en 2025 :
Comptabilité multidevises mise en place seulement en 2025, révélant des écarts comptables anciens couverts par une provision de 12,1 MDT.
Apurement des suspens BCT/Nostro : impact négatif de 9,7 MDT sur le résultat, suspens résiduels encore non soldés à hauteur de 45,7 MDT au débit et 74,7 MDT au crédit.
Inventaire physique des immobilisations réalisé pour la première fois avec un cabinet externe, et non bouclé à la clôture (85,7% de couverture seulement).
Ces éléments ne témoignent pas d'un assainissement — ils en révèlent la nécessité et l'ampleur encore incomplète.
5. Dividende : signal positif, contexte à nuancer
La proposition de distribuer 31 MDT (0,200 DT/action) est un fait notable après 17 ans d'interruption. Toutefois, elle représente un taux de distribution d'environ 47% du résultat net, dans un exercice marqué par des provisions en forte hausse, des passifs latents résiduels et des chantiers comptables non clos. Le dividende reste par ailleurs conditionné à l'accord de la BCT.
Conclusion
L'exercice 2025 n'est pas celui d'une banque qui "retrouve sa crédibilité financière" — c'est celui d'une banque qui continue de prendre acte de l'ampleur de ses faiblesses structurelles. Les chantiers ouverts cette année (comptabilité multidevises, suspens, immobilisations) auraient dû l'être bien plus tôt. Le narratif de redressement avancé est en décalage avec des EF qui documentent encore la phase de diagnostic.
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SVP a lire attentivement ce diagnostic cette analyse sur les corrections STB
Dommage aucun ne li ou j'analyse plus rien et je défie quiquonque que notre zgarrou a lu ça ...
STB Bank : 2025, l’année du basculement stratégique et du retour à la normalité financière
Naila Ben Gabsia
Au-delà des chiffres, l’exercice 2025 de la Société Tunisienne de Banque (STB) marque un tournant historique dans la trajectoire de l’institution. Plus qu’une performance financière, c’est un changement de cycle qui s’opère, traduisant la sortie progressive d’une longue phase de restructuration vers un modèle stabilisé, rentable et crédible.
Réuni le 06 avril 2026, le Conseil d’Administration a arrêté les états financiers 2025, confirmant une dynamique maîtrisée, dans un cadre de gouvernance rigoureux et conforme aux exigences prudentielles.
Un fait historique : le retour attendu des dividendes après 17 ans
C’est sans doute l’annonce la plus marquante.
La STB s’apprête, sous réserve de l’accord de la Banque Centrale de Tunisie, à proposer la distribution d’un dividende de 0,200 dinar par action, soit une enveloppe d’environ 31 millions de dinars.
Mais au-delà du montant, la portée symbolique est considérable :
La STB n’a pas distribué de dividendes depuis 2009,
Un retour après 17 années de suspension.
Ce retour constitue :
Un signal fort de normalisation financière,
Une validation implicite du redressement engagé,
Un marqueur de confiance retrouvé vis-à-vis des actionnaires et du régulateur.
Dans l’histoire récente des banques publiques tunisiennes, une telle reprise de distribution après une aussi longue interruption reste un événement rare, voire exceptionnel.
Deuxième rupture majeure : l’assainissement des réserves des Commissaires aux comptes
Autre évolution structurante, souvent moins visible mais déterminante pour les investisseurs avertis :
La levée et l’assainissement de la majorité des réserves historiques des Commissaires aux comptes.
Ce point traduit :
Une amélioration significative de la qualité de l’information financière,
Un renforcement du dispositif de contrôle interne,
Une meilleure lisibilité des comptes pour les parties prenantes.
En pratique, cela signifie que la banque :
Réduit ses zones d’incertitude comptable,
Améliore sa crédibilité vis-à-vis des investisseurs institutionnels,
Se rapproche des standards internationaux de transparence.
C’est un indicateur clé de maturité financière, souvent considéré comme un prérequis à toute revalorisation durable.
Une performance bénéficiaire solide dans un environnement contraint
Sur le plan opérationnel, la STB confirme la robustesse de son modèle :
Résultat net individuel : 65,9 millions de dinars
Résultat net consolidé : 58,7 millions de dinars
Malgré un léger ajustement par rapport à l’exercice précédent, ces niveaux restent :
Solides
Récurrents
Cohérents avec un modèle bancaire en phase de stabilisation
Cette performance repose sur :
La résilience des activités bancaires,
Une meilleure maîtrise des charges,
Une orientation continue vers le financement de l’économie réelle.
Une gouvernance disciplinée au service de la transformation
La convocation de l’Assemblée Générale Ordinaire pour le 30 avril 2026 s’inscrit dans une logique de gouvernance structurée et proactive.
Elle vient consolider :
La transparence du processus décisionnel
La conformité réglementaire
La confiance des actionnaires
Cette discipline de gouvernance apparaît aujourd’hui comme un levier central du redressement de la banque.
Une banque publique en transition vers un nouveau cycle
L’analyse globale de l’exercice 2025 permet de dégager une lecture plus profonde :
La STB n’est plus seulement dans une logique de résistance, mais dans une phase de reconstruction avancée, caractérisée par :
Le retour à la rentabilité durable
La réouverture de la rémunération des actionnaires
L’assainissement progressif des héritages du passé
Une gouvernance alignée sur les standards prudentiels
De la résilience à la crédibilité retrouvée
L’exercice 2025 ne se limite pas à une bonne performance annuelle.
Il marque :
La fin d’un cycle de contraintes,
Le début d’un cycle de crédibilité financière retrouvée
Avec :
Un dividende historique après 17 ans
Un assainissement notable des réserves d’audit
Des fondamentaux bénéficiaires solides
La STB envoie un message clair au marché, celui d’une banque publique qui retrouve progressivement ses standards, sa lisibilité et sa légitimité financière.
Bravo Madame
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SN
CEMAC


