Luanda, le 14 octobre 2026 - Les 3 et 4 novembre, Luanda accueillera la sixième édition de l'Africa Financial Summit (AFIS). Organisé par Jeune Afrique Media Group en partenariat avec la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, l'AFIS 2026 se tiendra sous le thème ‘'Making Capital Count : accélérer la croissance grâce à la finance africaine'' et s'attachera à montrer comment le secteur financier du continent peut transformer sa puissance financière en un soutien accru à la croissance économique et à la création d'emplois.
L'AFIS examinera une question centrale pour la finance africaine : après avoir bâti des institutions de plus en plus rentables et sophistiquées, comment atteindre l'envergure, la portée et la capacité nécessaires pour financer la prochaine phase de transformation du continent ?
De la puissance financière à l'impact économique
Le secteur financier africain aborde cette nouvelle phase en position de force, mais d'importants besoins de financement demeurent. En 2024, les revenus bancaires ont dépassé les 100 milliards de dollars, avec un rendement des capitaux propres de 19%, tandis que la croissance a ralenti à environ 5% par an. Dans le même temps, les prêts ne représentent qu'environ 30% des actifs bancaires à l'échelle du continent, ce qui traduit une allocation des capitaux encore insuffisamment orientée vers les secteurs productifs. Des millions de PME restent fragmentées ou évoluent dans l'informel et demeurent ainsi en dehors des modèles bancaires traditionnels. Mobiliser davantage de capitaux privés et les orienter vers l'agriculture, l'industrie, le logement, les infrastructures et les entreprises en croissance exigera des marchés financiers plus profonds, de nouveaux modèles de financement et un accès élargi au crédit.
La taille est un autre aspect du défi. Les 30 premières banques africaines cumulent environ 1 200 milliards de dollars d'actifs, soit moins d'un tiers du bilan de leurs homologues latino-américaines. Les institutions les plus grandes et les mieux capitalisées peuvent généralement absorber davantage de risques et financer des projets de plus grande ampleur, mais la taille, à elle seule, ne suffira pas. La prochaine génération de champions financiers africains se distinguera par sa capacité à conjuguer envergure, portée, expertise sectorielle et capacité transfrontalière, tout en restant ancrée dans les besoins de financement des économies africaines.
Des initiatives récentes, notamment la Nouvelle Architecture Financière Africaine pour le Développement (NAFAD), lancée à l'initiative du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), soulignent la nécessité de renforcer la coordination entre les institutions nationales, régionales et continentales. La priorité est désormais de mobiliser et de déployer plus efficacement les capitaux africains, en veillant à ce que les ressources domestiques soient orientées vers des investissements productifs de long terme.
Six priorités stratégiques pour la prochaine décennie de la finance africaine
- Une finance au service de l'économie réelle – développer le financement de l'agriculture, des PME, du logement et des infrastructures.
- La taille au service de l'économie – juger la consolidation à sa capacité à financer des projets structurants, et non à la seule taille.
- Une technologie pensée pour l'Afrique – développer l'IA, la banque digitale et la fintech à partir des données et usages africains.
- Transformer l'épargne africaine en investissement – orienter les capitaux des fonds de pension, des assureurs et des fonds souverains vers l'économie productive.
- L'intégration pour changer d'échelle – développer les paiements transfrontaliers et relier les marchés de capitaux encore fragmentés.
- Des règles adaptées aux réalités africaines – faire évoluer les cadres prudentiels et de gestion des risques au rythme des marchés africains et des transformations technologiques.
Ensemble, ces priorités structurent les échanges qui animeront l'AFIS 2026 à Luanda. Le programme du sommet, désormais disponible en ligne, donne corps à cette thématique et pose les bases d'un débat plus large sur le rôle que la finance africaine doit jouer dans la prochaine décennie de croissance du continent.
Découvrez-en plus sur le programme : https://www.afis.africa/en/2026-annual-summit/2026-program/
Un rassemblement de haut niveau des leaders de la finance africaine
L'AFIS 2026 réunira des figures de premier plan de l'ensemble de l'écosystème financier africain, parmi lesquelles Makhtar DIOP, directeur général, IFC ; Dr Sidi OULD TAH, président, BAD ; Serge EKUE, président, BOAD – Banque ouest-africaine de développement ; Charles RUSSON, directeur exécutif du groupe en charge des régions Afrique, Absa Africa Group ; Edoh Kossi AMENOUNVE, directeur général, BRVM CI ; Luis LELIS, directeur général, BAI – Banco Angolano de Investimentos ; Jeremy AWORI, directeur général du groupe Ecobank ; Mohamed Lamine BAH, directeur général, SUNU Group ; Mustafa RAWJI, directeur général, Rawbank ; Cristina DIAS LOURENÇO, directrice générale, BODIVA – Bolsa de Valores e Derivados de Angola ; Temi POPOOLA, directrice générale du groupe, NGX Group – Nigerian Stock Exchange ; George Agyekum DONKOR, président de la BIDC et président du conseil d'administration ; Isabel ESPIRITO SANTO, directrice générale, BMA – Banco Millennium Atlântico ; Abdeslam ALAOUI SMAILI, directeur général, Hightech Payment Systems (HPS) ; Coura SENE, directrice régionale, Wave ; Mobile Money Group ; Luís Roberto GONÇALVES, directeur général, BFA – Banco de Fomento de Angola ; Patty KARUAIHE-MARTIN, directrice générale, NamibRe ; Adamu LAWANI, directeur exécutif, Zenith Bank ; Clement CHINAKA, directeur général, Old Mutual Rest of Africa, Old Mutual Ltd ; Armando MANUEL, directeur général, FSDEA – Fundo Soberano de Angola ; Ouafae MRIOUAH, directrice générale, Atlantic Re ; Richard NZONLIE LOWE, PDG, Activa Assurances ; Nasser SEDDIQI, directeur général, Bourse de Casablanca.
Plus d'intervenants : https://www.afis.africa/en/2026-annual-summit/2026-speakers/
Le sommet réunira également 18 gouverneurs de banques centrales et huit ministres des Finances d'Afrique et d'ailleurs, ce qui témoigne du niveau de représentation institutionnelle de l'AFIS 2026.
Parmi eux figurent Manuel Antonio Tiago DIAS, gouverneur de la Banque nationale d'Angola, représentant le pays hôte ; Hassan ABDALLA, gouverneur, Banque centrale d'Égypte ; Lesetja KGANYAGO, gouverneur, Banque de réserve d'Afrique du Sud ; Jean-Claude Kassi BROU, gouverneur de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ; Yvon SANA BANGUI, gouverneur de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) ; Johnson Pandit ASIAMA, gouverneur de la Banque du Ghana ; Denny H. KALYALYA, gouverneur de la Banque de Zambie ; et Emmanuel TUTUBA, gouverneur de la Banque de Tanzanie.
Parmi les ministres des Finances présents figurent Vera Daves de Sousa, ministre des Finances de la République d'Angola, aux côtés de ministres du Gabon, de Guinée, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, du Bénin et du Sénégal.
Amir Ben Yahmed, directeur général de Jeune Afrique Media Group et fondateur de l'AFIS, a déclaré : ‘'Le secteur financier africain a démontré sa solidité. Le défi est désormais de transformer cette puissance en investissements qui aident les entreprises à se développer, créent des emplois et financent les infrastructures dont nos économies ont besoin. En amenant l'AFIS en Afrique australe et dans un pays lusophone pour la première fois, nous élargissons la conversation et bâtissons les partenariats nécessaires pour que les capitaux africains comptent vraiment.''
Ethiopis Tafara, vice-président régional Afrique, IFC : ‘'Chaque édition de l'AFIS nourrit davantage d'ambition et des partenariats plus profonds. À Luanda, nous voulons allier ambition et partenariat pour mobiliser des capitaux à grande échelle et ouvrir la prochaine ère d'emplois et de croissance en Afrique.''
En réunissant plus de 1 250 leaders du secteur financier et décideurs publics, l'AFIS 2026 entend faire avancer la réflexion sur la manière dont la puissance financière de l'Afrique peut se traduire par davantage d'investissements dans l'économie réelle, une intégration financière plus profonde et une croissance durable à l'échelle du continent.
__________
Contacts presse
Soukaina HARTI – [email protected]
Thibaut CABRERA – [email protected]
À propos de l'Africa Financial Summit (AFIS)
Fondé par Jeune Afrique Media Group en 2021 avec le soutien d'IFC (Groupe de la Banque mondiale), l'AFIS est une organisation sœur de l'Africa CEO Forum, première plateforme du secteur privé africain. L'AFIS vise à bâtir une industrie financière solide, au service de l'économie réelle et du développement durable. En réunissant les personnalités et institutions les plus influentes de la finance africaine, ainsi que les régulateurs, l'AFIS œuvre au renforcement de l'inclusion financière et à l'émergence d'une véritable industrie panafricaine des services financiers. Pour plus d'informations, rendez-vous sur https://www.afis.africa/fr/afis-2025/annual-summit/
À propos de la Société financière internationale (IFC)
La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, est la première institution mondiale de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents. Présente dans plus de 100 pays, elle mobilise ses capitaux, son expertise et son influence pour créer des marchés et des opportunités dans les économies en développement. Au cours de l'exercice 2024, IFC a engagé un montant record de 56 milliards de dollars auprès d'entreprises privées et d'institutions financières de pays en développement, déployant des solutions pour le secteur privé et mobilisant des capitaux privés afin de mettre fin à l'extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée sur une planète vivable. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.ifc.org.
Publié le 16/10/26 15:57
Communiqué
SN
CEMAC