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Afrique : La BADEA et l’Organisation arabe agricole renforcent leur engagement pour booster la productivité agricole

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La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et l'Organisation arabe pour le développement agricole (OADA) ont pris l'engagement de renforcer leur coopération en faveur du secteur agricole africain. Les deux institutions ont en effet signé un mémoire d'entente destiné à consolider leur collaboration dans le développement agricole durable et la sécurité alimentaire sur le continent, indique une note de la BADEA publiée ce 5 octobre.

Signé par le président de la BADEA, Abdullah Khalil Al-Musayyibih, et le directeur général de l'Organisation arabe pour le développement agricole, Ibrahim Adam Ahmed Al-Dakhiri, l'accord entend établir un cadre institutionnel permettant de mieux coordonner les interventions des deux organisations, de partager leurs expertises et de soutenir plus efficacement les pays africains bénéficiaires des programmes de la banque.

Ce partenariat vise notamment à ouvrir la voie à de nouvelles initiatives conjointes dans le secteur agricole, considéré comme un levier majeur de la sécurité alimentaire et du développement économique en Afrique. La BADEA prévoit ainsi de s'appuyer sur cette coopération pour mettre en œuvre de nouveaux projets destinés à renforcer les capacités productives du secteur, développer les chaînes de valeur agricoles et améliorer les conditions de vie des populations.

Le nouvel accord vient par ailleurs consolider une coopération déjà engagée entre les deux institutions. La BADEA avait auparavant accordé plusieurs subventions à l'Organisation arabe pour le développement agricole, afin de financer et de mettre en œuvre différentes activités et initiatives relevant de ses domaines d'intervention. Les résultats obtenus à travers ces premières collaborations ont contribué à renforcer la confiance entre les deux partenaires et à faire émerger de nouvelles possibilités de coopération. Le mémoire d'entente formalise désormais cette dynamique et lui donne un cadre permettant d'élargir les interventions communes.

Miser sur la productivité et les chaînes de valeur

Au-delà de la production agricole, le partenariat entend agir sur plusieurs maillons essentiels du développement rural africain. Il s'agit notamment d'accroître la productivité agricole, de renforcer les chaînes de valeur, de développer les capacités des communautés locales et de favoriser l'émergence de systèmes agricoles plus résilients. Pour les deux institutions, l'enjeu est également de permettre aux communautés africaines de mieux faire face aux défis économiques, environnementaux et climatiques qui affectent de plus en plus les systèmes de production agricole.

Cette orientation intervient alors que l'agriculture demeure un secteur stratégique pour de nombreux pays africains, à la fois pour l'emploi, les revenus des populations rurales, l'approvisionnement alimentaire et la diversification des économies. Le renforcement de la productivité et de la transformation locale apparaît ainsi comme un moyen de réduire les vulnérabilités alimentaires tout en créant davantage de valeur sur le continent.

Pour la BADEA, cet accord s'inscrit dans une stratégie plus large d'élargissement de ses partenariats avec des institutions arabes, africaines et internationales. L'objectif est de mobiliser davantage d'expertises et de savoir-faire afin d'accompagner les priorités de développement des pays africains.

Publié le 06/10/26 09:27

Narcisse Angan

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