Le Bénin obtient un délai supplémentaire pour finaliser son programme en cours avec le FMI

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Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la demande des autorités béninoises visant à prolonger jusqu'au 28 février 2026, les accords en cours au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEC) et du Mécanisme pour la résilience et la durabilité (MRD), qui devrait s'achever ce 7 janvier.

Cette décision offre à Cotonou une marge de manœuvre nécessaire pour mener à bien les derniers examens des programmes en cours. Il s'agit du septième et ultime examen des accords MEC, ainsi que le quatrième et dernier examen de l'accord MRD. Au-delà de la dimension technique, cette prorogation vise surtout à ‘'préparer le terrain en vue de futurs engagements programmatiques'', signe que le dialogue entre le Bénin et le FMI s'inscrit dans une perspective de moyen terme.

L'accord MEC approuvé le 8 juillet 2022, portent sur un montant total de 638 millions de dollars, pour une durée initiale de 42 mois. Ils constituent l'ossature du soutien financier et technique du Fonds au programme économique et budgétaire du pays, axé sur la consolidation budgétaire, la mobilisation accrue des recettes, la maîtrise de la dette et le renforcement de la gouvernance.

A cet instrument classique s'est ajouté, en décembre 2023, le Mécanisme pour la résilience et la durabilité (MRD), doté de 200 millions de dollars sur 24 mois. Ce dispositif, plus récent, vise à accompagner les pays dans la gestion des risques de long terme, notamment climatiques, susceptibles d'affecter la stabilité macroéconomique. L'accord MRD avait déjà été prorogé jusqu'au 7 janvier 2026 en décembre 2025, avant cette nouvelle extension globale.

Pour le Bénin, cette prolongation constitue un signal de confiance de la part du FMI quant à la mise en œuvre globale des réformes, dans un contexte régional marqué par des tensions sécuritaires et des contraintes budgétaires accrues. Elle traduit également la volonté des autorités de finaliser les engagements pris, afin de clore les programmes sur une note crédible et de préserver l'accès à des financements concessionnels.

Mais ce sursis s'accompagne d'exigences claires. Les derniers examens devront confirmer la poursuite des efforts en matière de discipline budgétaire, de soutenabilité de la dette et de réformes structurelles, tout en intégrant davantage les enjeux de résilience climatique et de développement durable.

Narcisse Angan

Publié le 08/01/26 09:48

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