Au sortir de ses Assemblées Générales tenues ce 15 mai 2026 à Libreville, BGFI Holding Corporation confirme son hégémonie sur la place financière régionale. Porté par une croissance ascendante de ses indicateurs de performance, le géant bancaire change de dimension au moment où sa stratégie boursière entre dans une phase active. Le leader bancaire de la zone CEMAC affiche désormais un total bilan qui culmine à 7 390 milliards FCFA, en progression robuste de 24 % sur un an.
Cette dynamique s'appuie sur une collecte de dépôts totalisant 4 263 milliards FCFA (+10 %), permettant de soutenir une force de frappe en crédits de 3 752 milliards FCFA (+5 %). Une rentabilité record tirée par le moteur gabonais, le Produit Net Bancaire (PNB) du groupe bondissant de 26 % pour atteindre 414 milliards FCFA, dégageant un résultat net consolidé de 133 milliards FCFA (+9 % en glissement annuel).
Dans le détail, le Gabon demeure le pivot central de la rentabilité en générant 50 % des profits du groupe, tandis que la région CEEAC et le pôle CEDEAO-UE-OI contribuent respectivement à hauteur de 31 % et 19 %. Introduite à la BVMAC le 7 mai dernier, BGFI Holding Corporation affiche déjà une capitalisation boursière de 1 200 milliards FCFA, soit une prime de confiance notable sur sa situation nette comptable de 761 milliards FCFA au 31 décembre 2025.
Pour soutenir ce nouveau statut, l'Assemblée Extraordinaire a acté une augmentation de capital de 10,06 milliards FCFA par l'émission de 1 006 975 actions nouvelles. Afin de rémunérer ses actionnaires, le conseil d'administration a validé une enveloppe globale de dividendes de 36,821 milliards FCFA. Cette décision se traduit par un dividende brut de 2 500 FCFA par action, confirmant la volonté du groupe de maintenir un rendement compétitif pour ses nouveaux investisseurs boursiers.
Malgré cette opulence financière, le consensus managérial semble s'étirer en coulisses. Christian Kerangal, représentant le groupe Sogafric Holding et d'autres actionnaires, qui détiennent pas moins de 32,38 % du capital, ont manifesté une certaine réserve quant aux récentes orientations stratégiques liées à l'introduction en bourse. Cette dissidence feutrée souligne le défi pour le directoire de concilier les attentes des partenaires historiques avec les exigences de flottant du marché financier.
Publié le 15/05/26 19:17
La Rédaction
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CEMAC