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Burkina Faso : L’Etat prend le total contrôle de la compagnie nationale aérienne

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Confrontées aux difficultés financières et opérationnelles depuis plusieurs années, affectant durablement sa capacité d'exploitation, les autorités burkinabè ont décidé de prendre le contrôle à 100% d'Air Burkina, la compagnie nationale aérienne, actant ainsi sa nationalisation et son érection en société d'État. La décision a été entérinée le 29 janvier dernier, par l'adoption d'un décret autorisant l'augmentation de la participation de l'État dans le capital social de la compagnie, indique un communiqué.

De façon concrète, l'opération repose sur le rachat, par l'État burkinabè, des 111 actions représentant 1% du capital social d'Air Burkina SA, jusque-là détenues par une personne physique. Cette cession, conclue le 24 septembre 2024 pour la somme symbolique d'un franc CFA, a fait de l'État l'actionnaire unique de la compagnie aérienne. Le décret adopté vient désormais régulariser juridiquement cette acquisition, conformément à la loi portant réglementation générale des sociétés à capitaux publics.

La nationalisation s'inscrit ainsi dans un processus de restructuration plus large, engagé par l'État pour sauvegarder un outil stratégique de souveraineté économique et de connectivité régionale. Pour les autorités, il s'agit de restaurer la viabilité de la compagnie, d'améliorer ses performances opérationnelles et de renforcer la qualité du service offert aux usagers. Cette reprise en main publique ouvre la voie à une refonte de la gouvernance, à une rationalisation des coûts et à une redéfinition du modèle économique d'Air Burkina.

La décision intervient dans un contexte de relance progressive des capacités de la compagnie. Il faut relever qu'au mois de novembre dernier, Air Burkina avait acquis un deuxième appareil, un Embraer 190 de fabrication brésilienne, signe d'une volonté de redynamiser sa flotte et de renforcer son réseau. La nationalisation pourrait ainsi faciliter l'accès à des financements publics, à des garanties souveraines et à des partenariats techniques, indispensables pour consolider cette relance.

Publié le 02/02/26 16:14

Narcisse Angan

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