La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) prépare le retrait de cinq anciennes gammes de pièces de monnaie encore présentes dans la circulation fiduciaire des six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). Cette mesure intervient après l'introduction, en avril 2025, d'une nouvelle gamme destinée à renouveler le parc monétaire de la sous-région et à remédier aux difficultés d'approvisionnement en pièces de monnaie.
Le Conseil d'administration de la banque centrale a proposé au Comité ministériel de l'Union monétaire de l'Afrique centrale (UMAC) la démonétisation des pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985. Selon les informations communiquées à l'issue des réunions des instances monétaires, ces pièces doivent perdre leur cours légal à compter du 1er novembre 2026. Une période d'un an est prévue pour permettre leur échange.
Dans son communiqué, le Conseil d'administration précise que " cette opération vise notamment à simplifier le paysage fiduciaire en retirant les anciennes pièces vétustes et disparates, dans un contexte de massification des pièces de monnaie de la gamme 2024 mises en circulation en avril 2025 ".
Introduite le 2 avril 2025, la nouvelle gamme comprend neuf valeurs faciales : 1, 2, 5, 10, 25, 50, 100, 200 et 500 FCFA. Elle se distingue notamment par l'introduction d'une pièce de 200 FCFA. Pour répondre durablement à la pénurie de monnaie divisionnaire qui perturbe les transactions quotidiennes dans la CEMAC, la BEAC prévoit de mettre en circulation 3 milliards de pièces à l'horizon 2030, à raison de 500 millions par an.
Cette stratégie de renouvellement intervient alors que les pièces restent indispensables au règlement des petits achats et aux opérations de rendu de monnaie, malgré leur faible poids dans la valeur totale de la circulation fiduciaire.
Selon le rapport annuel 2024 de la BEAC, 1,4 milliard de pièces, représentant une valeur totale de 97,3 milliards de FCFA, étaient en circulation à la fin de l'année 2024. Elles ne représentaient alors que 1,8 % de la valeur totale de la circulation fiduciaire, mais leur disponibilité demeure essentielle au bon déroulement des transactions courantes dans les six pays de la CEMAC.
Claude Paul Tjeg
Publié le 09/10/26 09:55
La Rédaction
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