Le Congo devrait enregistrer l'une des plus fortes améliorations de sa contribution à l'activité économique de la CEMAC au troisième trimestre 2026. Selon les prévisions de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), cette contribution passerait de 0,3 à 0,9 point en un trimestre, soit un triplement, alors que l'indice régional accélérerait de 5,9 % à 8,5 %. Derrière cette progression attendue figurent principalement les nouveaux investissements pétroliers et le développement de l'industrie gazière.
Le premier moteur repose sur les campagnes de forage. La mise en production de nouveaux puits accroît les volumes de pétrole extraits et stimule les activités parapétrolières associées. La BEAC cite notamment Perenco, dont les opérations sur le champ offshore de Tchibouela Est ont contribué à l'augmentation de la production au deuxième trimestre. Les investissements engagés dans l'exploitation pétrolière soutiennent ainsi directement l'activité des branches liées aux hydrocarbures.
Le deuxième moteur concerne le gaz. Les projets développés autour de Congo LNG et d'Eni Congo renforcent progressivement les capacités nationales de production et de traitement. La Banque centrale anticipe une contribution croissante de ces installations à la production gazière. Cette montée en puissance compléterait les activités pétrolières traditionnelles, en élargissant les sources d'activité de l'industrie extractive congolaise.
Cette dynamique place le Congo parmi les pays dont la contribution à la progression économique régionale devrait le plus augmenter. Au deuxième trimestre, sa contribution de 0,3 point restait inférieure à celle du Gabon, estimée à 0,4 point. Au troisième trimestre, elle atteindrait 0,9 point, contre une contribution gabonaise toujours attendue à 0,4 point. L'écart refléterait notamment le regain des forages pétroliers et des capacités gazières au Congo.
Les perspectives des entreprises restent cependant exposées aux difficultés énergétiques et logistiques identifiées par la BEAC. Ces contraintes continuent de peser sur les coûts d'exploitation et la rentabilité, malgré les investissements réalisés dans les hydrocarbures. La consolidation de l'activité parapétrolière dépendra ainsi de la poursuite des forages, de la montée en production des installations gazières et de l'amélioration des conditions de fonctionnement des entreprises.
Publié le 17/10/26 12:55
La Rédaction
SN
CEMAC