Les industries alimentaires congolaises enregistrent une contraction de leur activité. Selon la note de conjoncture publiée en septembre 2026 par la Direction générale de l'économie (DGE), leur chiffre d'affaires a reculé de 11,8 % à 89,9 milliards FCFA au deuxième trimestre 2026. Cette baisse représente une perte de 12 milliards FCFA de revenus en un an. Elle touche principalement les minoteries et les fabricants de produits à base de farine, dans un environnement marqué par les difficultés d'approvisionnement énergétique et les contraintes logistiques.
Les minoteries figurent parmi les branches les plus affectées. Leur chiffre d'affaires a chuté de 19,5 % à 18,7 milliards FCFA. Cette contre-performance s'accompagne d'une diminution de 17 % de la production de farine de blé. La DGE associe notamment cette évolution aux difficultés de transport, aux perturbations de l'approvisionnement en électricité et aux contraintes pesant sur la chaîne de production.
La fabrication de produits à base de farine concentre également une part importante de la contraction du secteur. Son chiffre d'affaires a diminué de 11,2 % à 60,8 milliards FCFA. Le repli concerne principalement la boulangerie, dont les ventes ont reculé de 11,3 %, mais également les activités de pâtisserie et de fabrication de beignets. Ces évolutions pèsent sur une branche qui représente l'essentiel des revenus des industries alimentaires suivies par la DGE.
L'industrie sucrière présente une situation plus contrastée. Malgré une progression de 23,6 % de sa production, son chiffre d'affaires s'est légèrement contracté à 9,1 milliards FCFA. À l'inverse, les fabricants d'autres produits alimentaires, notamment destinés à l'alimentation animale, enregistrent une amélioration de leurs performances commerciales. Ces différences illustrent les trajectoires divergentes des entreprises de transformation alimentaire.
Cette contraction survient alors que les autorités anticipent une croissance de 3,1 % des industries alimentaires sur l'ensemble de l'année 2026. Le redressement des minoteries et des fabricants de produits céréaliers apparaît déterminant pour atteindre cette prévision. Leurs difficultés soulignent les contraintes auxquelles reste confrontée la transformation locale, pourtant appelée à occuper une place croissante dans la diversification de l'économie congolaise.
Idrissa Diakité
Publié le 14/10/26 12:33
La Rédaction
SN
CEMAC