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Congo : Porté par le pétrole, l’excédent commercial atteint 867 milliards FCFA au deuxième trimestre

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Le Congo a fortement accru son excédent commercial au deuxième trimestre 2026. Selon les données de la Direction générale de l'économie (DGE) et de la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI), reprises dans la Note de conjoncture économique du deuxième trimestre, le solde positif des échanges de biens atteint 867 milliards FCFA, contre 386,1 milliards FCFA un an plus tôt. Il progresse ainsi de 124,6 %, soit un gain de 480,9 milliards FCFA en une année.

Cette nette amélioration résulte principalement de l'écart croissant entre les ventes du Congo à l'étranger et ses achats. Les exportations ont atteint 1 463,7 milliards FCFA au deuxième trimestre, contre 949,5 milliards FCFA sur la même période de 2025, soit une progression de 55,1 %. Dans le même temps, les importations n'ont augmenté que de 5,9 %, passant de 563,4 milliards FCFA à 596,6 milliards FCFA.

Cette évolution a mécaniquement renforcé la capacité du pays à couvrir ses achats extérieurs par ses ventes à l'étranger. Le taux de couverture des importations par les exportations s'est ainsi établi à 245,3 %, contre 168,5 % un an auparavant. Autrement dit, pour 100 FCFA de marchandises achetées à l'étranger, le Congo en a vendu environ 245 FCFA sur les marchés extérieurs.

Le pétrole concentre l'essentiel du gain

Cette amélioration spectaculaire du solde commercial repose avant tout sur les hydrocarbures. Les exportations d'hydrocarbures bruts sont passées de 848,0 milliards FCFA au deuxième trimestre 2025 à 1 371,4 milliards FCFA un an plus tard, soit une hausse de 61,7 %. Les huiles de pétrole ont représenté l'essentiel de cette progression, avec une valeur exportée de 1 390,2 milliards FCFA, contre 841,2 milliards FCFA précédemment, soit une augmentation de 62,8 %.

La hausse des recettes tirées des hydrocarbures ne s'explique toutefois pas uniquement par l'envolée des cours. Les données de la DGE indiquent que " la progression des exportations d'hydrocarbures bruts s'explique par une hausse de 54,1 % du cours du Brent et une augmentation de 7,3 % des exportations d'hydrocarbures bruts en volume ".

Cette domination du pétrole dans les exportations explique également pourquoi la progression du solde commercial est beaucoup plus importante que celle observée dans les autres filières exportatrices. Celles-ci enregistrent néanmoins des performances positives et contribuent, à leur échelle, à l'amélioration des échanges extérieurs.

Le bois et quelques produits industriels complètent les exportations

La filière bois affiche ainsi une progression de 32,5 % en valeur au deuxième trimestre. Les exportations de bois brut augmentent de 58,7 %, pour atteindre 11,0 milliards FCFA, tandis que celles de bois sciés s'élèvent à 24,2 milliards FCFA, contre 20,5 milliards FCFA un an auparavant.

Les exportations de bois transformés progressent également, passant de 20,8 milliards FCFA à 25,1 milliards FCFA, soit une hausse de 20,8 %. Les placages déroulés enregistrent, pour leur part, la plus forte progression relative, leur valeur passant de 0,3 milliard FCFA à 1,0 milliard FCFA.

À ces performances s'ajoute celle du ciment et du clinker. Les exportations de ces produits augmentent de 12,9 %, pour atteindre 10,2 milliards FCFA. Ces filières restent cependant très loin des hydrocarbures en termes de contribution à la valeur totale des exportations.

En face, les importations n'augmentent que de 5,9 %, ce qui contribue directement à l'élargissement de l'excédent commercial. Cette hausse demeure toutefois contrastée selon les catégories de produits.

Les biens d'équipement enregistrent une progression de 14,9 %, à 200,2 milliards FCFA. Les achats de matériels de transport bondissent de 41,7 %, pour atteindre 64,9 milliards FCFA, tandis que les importations de machines et appareils progressent de 5,3 %, à 135,3 milliards FCFA.

Le Congo continue parallèlement de consacrer une part importante de ses achats extérieurs à l'alimentation. Les importations de produits alimentaires et de boissons atteignent 149,3 milliards FCFA, contre 148,0 milliards FCFA un an auparavant. Cette quasi-stabilité masque toutefois des évolutions divergentes selon les produits : les achats de viande augmentent de 26,8 %, à 51,7 milliards FCFA, tandis que ceux de céréales progressent de 18,1 %, à 26,7 milliards FCFA.

Claude Paul Tjeg 

Publié le 07/10/26 17:36

La Rédaction

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