La compagnie aurifère australien Aurum Resources Limited s'apprête à franchir un cap stratégique en Côte d'Ivoire. Forte de plusieurs campagnes de forage intensives dans la région de Boundiali (Nord), la junior minière affiche désormais l'ambition claire de construire une nouvelle mine d'or d'envergure industrielle, avec un démarrage de la production ciblé pour fin 2027.
Déployant ses efforts sur une ceinture géologique réputée être dans le prolongement des mines d'or de Syama au Mali, de Sissingué à Tengrela, de Tongon à Korhogo et Koné, Aurum Resources s'active sur plusieurs gisements situés dans la région de Boundiali, en parallèle d'explorations avancées à Napié, près de Korhogo. Sur ces deux permis, la société revendique aujourd'hui près de 2,5 millions d'onces d'or (environ 77,8 tonnes) de ressources estimées, et vise rapidement le seuil symbolique de 100 tonnes, étape clé avant le lancement d'une étude de préfaisabilité dès la fin 2025.
Pour soutenir cette montée en puissance, la société, cotée à la Bourse australienne, a levé avec succès plus de 73 millions de dollars australiens (environ 49 millions de dollars US) entre 2024 et mai 2025. Ces fonds alimentent une vaste campagne de forage – avec une dizaine de foreuses mobilisées – et une stratégie claire de transformation vers le stade de producteur. L'objectif est de lancer la construction de la future mine dès 2026, avec une capacité annuelle cible de six tonnes d'or, selon les estimations actuelles.
Fait notable, la stratégie d'Aurum Resources s'appuie fortement sur des compétences locales. Le pilotage de l'exploration est confié à Yaya Ouattara, géologue reconnu, et les relations avec les parties prenantes sont assurées par Yao Nkanza, spécialiste des affaires communautaires et institutionnelles. Tous deux ont contribué à la découverte puis à la mise en production de la mine d'Abujar (région de Daloa), aujourd'hui l'un des fleurons de l'industrie aurifère ivoirienne.
Publié le 29/07/25 13:20
Jean Mermoz Konandi
SN
CEMAC