Le gouvernement ghanéen affirme avoir assaini en profondeur la masse salariale du secteur public en retirant plus de 67 000 employés fictifs des listes de paie, une opération qui aurait permis de dégager des économies de plusieurs millions de cedis. L'annonce a été faite par le ministre délégué aux Finances, Thomas Nyarko Ampem, à l'occasion du séminaire annuel 2026 du Département du Contrôleur et du Comptable général à Koforidua.
Cette mesure s'inscrit dans une stratégie plus large de redressement des finances publiques, alors que les dépenses salariales représentent l'un des postes budgétaires les plus sensibles du pays. Selon les autorités, les irrégularités détectées dans le système de paie pesaient depuis des années sur les finances nationales et réduisaient la capacité de l'État à financer ses priorités de développement.
Les vérifications menées par le gouvernement ont mis en évidence des doublons, des identités non vérifiables ainsi que des inscriptions irrégulières dans plusieurs administrations. Face à ces anomalies, l'exécutif a lancé un programme de contrôle reposant sur la validation biométrique, le croisement des bases de données et un renforcement des mécanismes de surveillance.
Accra estime que les ressources récupérées grâce à cette opération offriront de nouvelles marges de manœuvre budgétaires pour soutenir des secteurs clés comme l'éducation, la santé, les infrastructures et les services sociaux. Le ministère des Finances assure également que l'assainissement du fichier salarial permettra une meilleure planification des recrutements et une gestion plus rigoureuse des effectifs publics.
Les autorités entendent désormais consolider ces acquis en multipliant les audits réguliers, en durcissant les procédures d'intégration de nouveaux agents et en renforçant l'usage des outils numériques de détection. Pour le gouvernement, cette réforme doit contribuer à restaurer la confiance dans l'administration publique et à garantir que les fonds de l'État bénéficient effectivement aux citoyens.
Publié le 24/04/26 17:10
La Rédaction
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CEMAC