Jean Kacou DIAGOU, président du Groupe NSIA : ''Notre ambition est de devenir le groupe financier africain de référence''

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Jean Kacou DIAGOU, président du Groupe NSIA :

Notre ambition est de devenir le groupe financier africain de référence

 

L'histoire du groupe NSIA est celle d'un homme qui a fait le choix de mettre une croix sur une carrière professionnelle qui s'annonçait déjà prestigieuse, pour repartir de zéro en créant de toute pièce une compagnie d'assurance au milieu des années 1990. Un peu plus d'un quart de siècle plus tard, le groupe rayonne aujourd'hui sur douze marchés africains, francophone, anglophone et lusophone, avec une trentaine de sociétés et près de 3 000 employés. 

Ce parcours, un véritable success story, fait de Jean Kacou DIAGOU, fondateur et président du groupe, l'une des plus grandes figures contemporaines du monde entrepreneurial en Afrique. L'homme, au regard perçant qui peut renvoyer une image d'une certaine austérité, est en réalité très affable et a accepté volontiers de partager les colonnes de Sika Finance.

Le Groupe NSIA qui revendique des revenus consolidés en forte croissance fin 2022, reste très ambitieux et continue d'explorer les voies pour renforcer son ancrage sur le continent : " nous croyons au potentiel de l'Afrique ", confie-t-il dans cet entretien. Un échange qui a été l'occasion notamment d'un partage d'expérience et de sa vision des champions nationaux, une grande thématique qu'il a porté durant son mandat à la tête du patronat ivoirien.  


La compagnie d'assurances que vous aviez lancée dans les années 1990 a bien évolué, et est aujourd'hui un conglomérat financier bien établi en Afrique. Comment se porte le Groupe ? 

Le Groupe NSIA est un groupe de services financiers, qui intègrent des produits et services bancaires et d'assurances, présent dans 12 pays d'Afrique, en Côte d'Ivoire, au Bénin, au Togo, en Guinée, au Sénégal, au Mali, en Guinée-Bissau, au Ghana, au Nigeria, au Gabon, au Cameroun, et au Congo-Brazzaville. Le groupe NSIA, est fort de 3 banques, 2 succursales bancaires, 21 compagnies d'Assurances, 1 société de gestion et d'intermédiation (SGI), 1 société de gestion des OPCVM, 1 société de courtage en réassurance, et 1 fondation. Il compte près de 3 000 employés.

À fin 2022, nous enregistrons avec satisfaction, une croissance globale estimée à 17% de notre chiffre d'affaires consolidé. 

À fin 2022, nous enregistrons avec satisfaction, une croissance globale estimée à 17% de notre chiffre d'affaires consolidé. Nous sommes plus que jamais engagés à poursuivre sur cette lancée en améliorant nos dispositifs de gestion et en renforçant les moyens de contrôle de la conformité des prestations afin de réaliser notre ambition qui est de devenir, à l'horizon 2025, le groupe financier africain de référence, leader dans chacun de ses métiers, dans chaque pays d'implantation.

Notre ambition qui est de devenir, à l'horizon 2025, le groupe financier africain de référence, leader dans chacun de ses métiers.

Au regard de la forte présence en Afrique dans l'assurance, on ne peut s'empêcher de noter qu'au niveau de la banque, le Groupe reste cantonné à 4 pays de l'UEMOA (plus la Guinée). Le projet pour le Groupe est-il de se renforcer plus dans la banque ? Est-ce une priorité ? 

Le secteur bancaire doit mettre en place des mécanismes de contrôle et de gestion des risques solides avant de pouvoir se développer. Cela peut prendre du temps et nécessite des investissements importants. En effet, les réglementations strictes en matière de ratio de fonds propres que doivent respecter les banques, ainsi que la nécessité de disposer d'une infrastructure et de systèmes de gestion des risques solides pour assurer la sécurité des dépôts et des transactions, freinent quelque peu la création de nouvelles banques.

Notre défi est maintenant d'adjoindre à cet important réseau d'assurances, un réseau bancaire puissant et au moins numériquement équivalent. 

Nous jouissons d'une diversification géographique enviable, avec un réseau de filiales dans le secteur des assurances dans 12 pays d'Afrique. Notre défi est maintenant d'adjoindre à cet important réseau d'assurances, un réseau bancaire puissant et au moins numériquement équivalent.

De grands groupes bancaires ont fait le choix de quitter le marché africain. Comprenez-vous ces choix ? Comment les analysez-vous ? 

Ce sont sûrement des décisions stratégiques qui répondent à leurs exigences du moment.

Avec l'entrée en vigueur de BALE II et BALE III, nous constatons un durcissement de la réglementation sur les critères de gestion, au vu du secteur qui est devenu très capitalistique. 

À cela, je rajouterai deux autres raisons. Il y a le niveau de l'importance des marchés et de la rentabilité faible qui en découle pour ces grands groupes. Le marché bancaire en Afrique peut être considéré trop compartimenté et étroit, donc moins rentable que celui observé dans d'autres régions du monde, en raison d'une concurrence accrue et de marges plus faibles pour ces groupes. Cela peut rendre difficile, pour les banques, la réalisation de bénéfices suffisants pour justifier leur présence sur le marché ...

La suite de l'interview est à retrouver dans la dernière édition de votre magazine Sika Finance. Télécharger gratuitement la version numérique ou cliquant sur l'image ou ICI

 

Jean Mermoz Konandi

Publié le 31/05/23 08:34

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