Déjà présent dans le pays depuis 2012, le leader de la métallurgie lourde Arab Metals va implanter une nouvelle usine de pièces de rechange automobiles et motos sur 1,6 hectare en Algérie.
Le géant égyptien Arab Metal a officiellement obtenu le feu vert pour implanter une méga-usine dédiée aux pièces de rechange automobiles et motos en Algérie.
La future unité de production sera implantée à Médéa, dans le centre du pays. Pour concrétiser cette nouvelle ambition, la firme égyptienne a obtenu de l'Agence algérienne de promotion de l'investissement (AAPI) un foncier économique de 1,6 hectare.
Ce projet, qui promet de générer des dizaines d'emplois dans la région, vient consolider la présence de l'investisseur égyptien qui emploie déjà 160 personnes sur son complexe voisin de Oued Harbil, d'après un communiqué de l'AAPI.
Spécialisée dans la mécanique automobile, cette future usine se concentrera sur la fabrication et l'assemblage d'équipements, d'accessoires et de pièces de rechange finies pour les voitures et les deux-roues.
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L'entreprise quitte le seul giron de la transformation primaire des métaux, où elle se cantonnait jusqu'ici à couler des fils, des barres et des alliages de cuivre brut, pour se lancer dans une production manufacturière à forte valeur ajoutée.
Une assise industrielle mondiale au service de l'Algérie
Installée dans le pays depuis 2012 sous le statut de SPA, la firme n'a cessé de consolider ses racines dans la wilaya de Médéa. Son aventure industrielle a commencé par un investissement initial de 620 millions de dinars, représentant environ 7,8 millions de dollars, sur 28.000 mètres carrés, visant à transformer les métaux non ferreux (cuivre, laiton) pour le secteur électrique et de la construction.
L'histoire s'est accélérée en mars 2026 avec l'entrée en service de son imposant complexe métallurgique basé à Oued Harbil. En substituant la production locale aux achats à l'étranger, cet outil permet désormais à l'Algérie d'économiser environ 100 millions de dollars par an sur sa facture d'importation de cuivre.
Fondé en Égypte en 1989 et appartenant au groupe el sewedy, le groupe Arab Metals s'est imposé comme l'un des plus grands transformateurs de métaux non ferreux de la région MENA. Depuis son immense complexe d'Anshas, près du Caire, la firme maîtrise toute la chaîne : de la collecte et du recyclage des déchets métalliques jusqu'à la fonderie et l'affinage de haute technicité.
Ses flux commerciaux irriguent activement l'Europe, le Moyen-Orient (dont les Émirats) et l'Asie de l'Est (Japon, Corée, Chine). En s'appuyant sur cette assise mondiale, ses usines de Médéa, qui exportent déjà vers la Turquie, s'attaquent désormais au marché automobile.
Jihen Mkehli
Publié le 20/05/26 10:01
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CEMAC