Le FMI qualifie de “solide” son programme avec la Côte d’Ivoire et décaisse 495 millions USD

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La première revue du programme économique et financier entre la Côte d'Ivoire et le Fonds Monétaire International (FMI) s'est achevée sur une bonne note. Le 4 décembre dernier, le Conseil d'administration de l'institution a donné son accord pour un décaissement “immédiat” d'un montant en DTS équivalent à 495,288 000 millions USD, soit environ 300 milliards FCFA. Il s'agit du second décaissement décroché par le pays dans le cadre de ce programme de 3,5 milliards de dollars qui s'étale sur 40 mois.

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Abidjan tire ainsi les fruits d'une amélioration de sa gouvernance économique depuis le début de l'année. “Les résultats de la Côte d'Ivoire dans le cadre du programme soutenu par le FMI ont été solides, reflétant l'engagement des autorités à consolider la stabilité macroéconomique. La croissance est parmi les plus élevées d'Afrique depuis plus d'une décennie et le pays a réalisé la plus grande consolidation budgétaire de la région de l'UEMOA au cours des six derniers mois”, a déclaré Kenji Okamura, le président par intérim et directeur général adjoint du Fonds.

La "robustesse" de la première puissance économique de l'UEMOA se traduit par la résilience dont elle a fait montre en 2023 et ce malgré les retombées négatives de la guerre en Ukraine et du resserrement monétaire mondial. Le FMI a salué l'assainissement budgétaire qui s'est matérialisé par “une mobilisation accrue des recettes intérieures”.

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Selon le Fonds, le pays a également accéléré la mise en œuvre d'un ensemble de projets visant à améliorer le climat des affaires et impliquer davantage le secteur privé dans les projets de développement. Résultat des courses, la croissance devrait atteindre de 6,5% en 2023, soit pratiquement le double de la moyenne projetée en Afrique subsaharienne(3,3%). Le déficit du compte courant et budgétaire devrait diminuer par rapport à 2022, s'établissant respectivement à 1,6% et 1,1%.

“Maintenir la mobilisation des recettes intérieures à moyen terme reste une priorité évidente, afin de générer l'espace budgétaire nécessaire pour financer une transformation économique plus profonde vers le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur”, souligne le Fonds.

Toutefois, Abidjan devrait réaliser des efforts supplémentaires en matière de gestion de la dette publique. “L'attention constante des autorités à l'amélioration du cadre institutionnel et législatif de gestion de la dette reste essentielle pour préserver la viabilité de la dette”.

Cédrick JIONGO

La Rédaction

Publié le 06/12/23 09:55

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