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Le Ghana lance un parc industriel de 501 hectares pour accueillir plus de 120 entreprises

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Le Ghana accélère sa stratégie d'industrialisation. En effet, le président John Dramani Mahama a procédé le 15 octobre dernier, à la pose de la première pierre des travaux de construction du parc industriel d'Afienya, dans la région du Grand Accra, à proximité du port de Tema. D'une superficie de 501 hectares, cette nouvelle zone devrait accueillir plus de 120 entreprises, notamment dans l'agroalimentaire, le textile, l'assemblage automobile et l'industrie pharmaceutique, afin de renforcer la production locale, attirer les investissements et accroître les exportations du pays.

Le projet dont le coût d'investissement n'a pas été officiellement dévoilé, vise à élargir les capacités industrielles du pays et à offrir de nouvelles possibilités d'implantation aux investisseurs nationaux et internationaux. Il intervient alors que la zone franche d'exportation de Tema, située à proximité, est confrontée à une saturation de ses disponibilités foncières. Pour les autorités ghanéennes, Afienya doit ainsi constituer un nouveau pôle de production, capable de soutenir la transformation locale des matières premières, de stimuler l'activité manufacturière et de renforcer la compétitivité des exportations.

La diversification sectorielle des branches économiques devrait permettre d'attirer des entreprises aux besoins variés et de renforcer les capacités de production du Ghana. Le projet devrait aussi offrir aux sociétés déjà présentes dans le pays, la possibilité d'étendre leurs activités dans un environnement doté d'infrastructures adaptées. Selon la ministre du Commerce, de l'Agroalimentaire et de l'Industrie, Elizabeth Ofosu-Adjare, 14 grandes entreprises industrielles ont déjà manifesté leur intérêt en soumettant des demandes pour s'implanter sur le site. Ces démarches constituent un premier signal de la demande d'espaces industriels, même si elles ne signifient pas encore que les implantations sont confirmées.

Lors de la cérémonie de lancement, John Dramani Mahama a présenté le parc comme un moyen de transformer les ambitions économiques du pays en opportunités pour les entreprises et les travailleurs. Le gouvernement entend notamment encourager l'implantation de nouvelles unités de production et soutenir l'expansion des entreprises existantes.

Des infrastructures pour réduire les coûts d'implantation

L'un des principaux objectifs d'Afienya est de réduire les obstacles auxquels se heurtent les investisseurs industriels, en particulier l'accès au foncier et aux infrastructures essentielles. Le site doit proposer des parcelles viabilisées, présentées par les autorités comme exemptes de litiges fonciers, ainsi que plusieurs équipements destinés à faciliter l'installation et le fonctionnement des usines. Les aménagements prévus comprennent une alimentation électrique dédiée, un système d'approvisionnement en eau traitée, des routes internes pavées et des installations de traitement des déchets. Ces infrastructures doivent réduire les investissements initiaux nécessaires à la création des unités industrielles et faciliter le démarrage de la production. L'ambition est également de limiter les contraintes opérationnelles susceptibles de pénaliser la productivité et la compétitivité des entreprises.

L'emplacement du parc constitue un autre atout mis en avant par le gouvernement. Sa proximité avec le port de Tema et sa connexion prévue au réseau ferroviaire Tema–Mpakadan devraient faciliter l'acheminement des matières premières et l'expédition des produits manufacturés vers les marchés intérieurs et extérieurs. Une logistique plus fluide pourrait ainsi contribuer à réduire les coûts de transport et à renforcer l'attractivité du site pour les entreprises tournées vers l'exportation.

La ZLECAf en ligne de mire

Au-delà de l'augmentation des capacités industrielles nationales, Afienya doit contribuer à renforcer la présence du Ghana sur les marchés africains et internationaux. Les entreprises qui s'y installeront pourront notamment chercher à tirer parti des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui vise à faciliter les échanges commerciaux entre les économies du continent.

En développant la transformation locale des matières premières et la fabrication de biens manufacturés, le Ghana entend capter davantage de valeur ajoutée sur son territoire. Cette stratégie doit également permettre de réduire certaines importations en développant une offre produite localement. Le gouvernement souhaite par ailleurs que les entreprises installées dans le parc contribuent au développement des compétences et de l'emploi. John Dramani Mahama a ainsi appelé les futurs investisseurs à recruter et à former techniquement les populations des localités environnantes. Aucun objectif chiffré de création d'emplois n'a cependant été annoncé pour le parc. Les retombées dépendront notamment du nombre d'entreprises qui s'y implanteront, de la nature de leurs activités et de leur capacité à démarrer durablement leur production.

Publié le 19/10/26 17:21

Narcisse Angan

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