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RDC : Le Canada muscle sa présence dans la course aux minerais face à la Chine et aux États-Unis

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La canadienne Tsodilo Resources annonce la création de deux filiales en République démocratique du Congo (RDC) et en Namibie. En RDC, les premières zones ciblées se situent dans les provinces du Haut-Lomami et de la Tshopo, deux territoires présentant un potentiel minéral pour plusieurs métaux recherchés par les industries technologiques et énergétiques.

" L'entreprise a identifié des possibilités de mettre à profit ses appareils de forage, ses équipements géophysiques et ses capacités internes d'exploration dans d'autres pays, afin d'y rechercher des minéraux critiques et des terres rares ", indique Tsodilo Resources dans son communiqué publié le 14 octobre 2026.

Le groupe canadien entend notamment explorer des territoires dont le potentiel géologique reste encore insuffisamment documenté, en dehors de la traditionnelle ceinture cuprifère du Katanga, dans le sud-est du pays. " De vastes territoires, notamment en dehors de la ceinture cuprifère du Katanga, restent encore peu explorés ", souligne l'entreprise.

Dans le Haut-Lomami, les recherches envisagées portent notamment sur le lithium, le tantale et le niobium. La province se situe dans l'environnement géologique de la ceinture du Kibara, connue pour ses minéralisations en étain, tungstène, or et tantale, ce dernier étant notamment présent dans le coltan. Certaines formations de pegmatites de la région sont également susceptibles de renfermer du lithium, un métal essentiel à la fabrication des batteries.

Pour étayer ses perspectives, Tsodilo s'appuie sur les productions historiques, les exploitations artisanales et les travaux d'exploration déjà réalisés dans ces zones. Le groupe estime que certaines pegmatites pourraient contenir des ressources encore inexploitées.

Dans la Tshopo, au nord-est de la RDC, Tsodilo prévoit de rechercher de l'or, du cuivre et du lithium. À l'est de Kisangani, le socle géologique du craton du Congo abrite notamment la ceinture de roches vertes de Ngayu, connue pour ses minéralisations aurifères.

Cette stratégie reste néanmoins conditionnée à l'obtention des autorisations nécessaires. La création des filiales ne signifie donc pas que les opérations d'exploration pourront démarrer immédiatement. Tsodilo précise que les démarches engagées auprès des détenteurs de permis miniers et des autorités compétentes en matière d'attribution des titres sont toujours en cours. Il se dit néanmoins prudemment optimiste quant à leur conclusion dans un avenir proche.

La Chine domine l'exploitation industrielle du cuivre et du cobalt en RDC, avec CMOC (Tenke Fungurume et Kisanfu), Zijin Mining (Kamoa-Kakula), CNMC et Jinchuan Group, présents à différents niveaux de la chaîne de valeur, de l'extraction à la commercialisation.

Les États-Unis cherchent également à renforcer leur position, notamment avec KoBold Metals dans l'exploration minière et Virtus Minerals, associé en 2026 à la reprise de Chemaf. Le Canada dispose déjà d'actifs dans le pays : Ivanhoe Mines participe à Kamoa-Kakula et exploite une participation majoritaire dans la mine de zinc de Kipushi, tandis que Barrick, Alphamin Resources et Loncor Gold sont respectivement actifs dans l'or, l'étain et l'exploration aurifère.

Claude Paul Tjeg

Publié le 14/10/26 12:34

La Rédaction

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