Sénégal : 28 milliards FCFA pour accroître la production des vaccins au niveau local

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La Fondation canadienne Mastercard, ayant pour vocation de promouvoir l'éducation et l'inclusion financière, annonce un appui de 45 millions de dollars, soit 27,6 milliards FCFA, en faveur de l'Institut Pasteur de Dakar (IPD) au Sénégal.

Cet appui qui vient soutenir le projet MADIBA (Manufacturing in Africa for Disease Immunization and Building Autonomy) dans le cadre d'un partenariat, constitue une étape majeure vers l'autonomie de fabrication de vaccins en Afrique.

MADIBA qui s'inscrit dans le cadre du "Plan Sénégal Emergent" vise la fabrication de la moitié des produits pharmaceutiques du pays à l'horizon 2035. Il s'aligne sur l'objectif ambitieux de l'Union africaine (UA) de répondre à 60% des besoins en vaccins du continent d'ici 2040, soit une augmentation significative par rapport au taux actuel de 0,1%.

Voir aussi - Sénégal : 49 milliards FCFA de la BEI pour l'usine de production de vaccins

En somme MADIBA va ‘'développer et former une main-d'œuvre de classe mondiale pour soutenir la fabrication de vaccins, et établir également un centre d'excellence en formation pour doter les jeunes talents, en particulier les jeunes femmes, de compétences spécialisées en recherche, fabrication, production et distribution de vaccins'', relève un communiqué publié ce 2 juin.

Le partenariat entre la Fondation Mastercard et l'IPD devrait accélérer le développement d'une main d'œuvre formée officiellement en Afrique, afin de soutenir les projets de fabrication de vaccins sur le continent. Ce partenariat cadre avec la stratégie Young Africa Works de la Fondation, visant à permettre à 30 millions de jeunes, en particulier des jeunes femmes, d'accéder à un travail digne et valorisant d'ici 2030.

Grâce au projet MADIBA, l'IPD va élaborer un programme de formation spécialisé pour le continent africain. Cela va permettre de former des cohortes de jeunes africains talentueux provenant de tout le continent, avec pour objectif d'atteindre une proportion de 40 % de femmes.

Il intégrera également des acteurs clés de l'écosystème, tels que des experts de renommée mondiale, des universités et des fabricants pour répondre au développement des compétences requises pour des fonctions hautement spécialisées, notamment la production de vaccins, l'assurance qualité, la chaîne d'approvisionnement, les achats et les essais cliniques.

Les diplômés du programme de formation MADIBA contribueront à la réussite d'autres installations de fabrication, favorisant ainsi un effet multiplicateur et une transformation des capacités de fabrication de vaccins sur le continent. Soulignons que le projet MADIBA est pertinent d'autant que moins de 1 % des vaccins administrés à présent sur le continent sont fabriqués localement.

Narcisse Angan

Publié le 02/06/23 15:29

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