menu mobile
L’information économique au cœur des marchés africains

Sénégal : Jusqu’où l’exécutif ira-t-il pour faire adopter le budget rectificatif 2026 ?

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ferme dans 3h7min

Au Sénégal, une grosse menace pèse sur le projet de loi de finances rectificative 2026 et sur le bon fonctionnement de l'État. Le texte qui doit passer en plénière à l'Assemblée nationale demain, mardi 27 octobre 2026, risque d'être bloqué. D'ailleurs, les partisans d'Ousmane Sonko ont suivi son appel, en rejetant le texte en Commission vendredi dernier.

Ils justifient ce rejet par des incohérences et la suppression de plusieurs projets sociaux. " Àl'issue de deux journées de travaux en Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, le Groupe parlementaire PASTEF - Les Patriotes a décidé de ne pas adopter le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 en l'état. Cette position ne remet pas en cause la nécessité de réviser le budget pour tenir compte des nouvelles contraintes économiques ", a expliqué Pastef dans un communiqué

Ainsi, Ousmane Sonko et ses partisans appellent à préserver l'investissement public et les priorités sociales : réexaminer les coupes affectant la santé, l'éducation, la formation professionnelle, l'hydraulique, les infrastructures, l'industrie et les autres projets structurants de l'Agenda national de Transformation ; faire porter prioritairement les ajustements sur les dépenses non essentielles.

Ils invitent aussi le Gouvernement à protéger le pouvoir d'achat des ménages et réduire durablement le coût de l'énergie car toute diminution des subventions énergétiques devra s'accompagner d'une réduction du niveau de taxation sur les produits pétroliers et des coûts d'approvisionnement et de production de l'électricité, sans augmentation des prix supportés par les ménages et les entreprises.

Le Gouvernement dément

Hier, dimanche le premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a tenu une conférence de presse pour aborder le projet de LFR. Revenant sur le bien-fondé de la Lfr, le premier ministre a souligné qu'elle ne fait que toucher à des éléments qui ont été particulièrement secoués, qu'ils soient des baisses ou des hausses de recettes, que ça soit des hausses de charges.

À l'en croire, l'orientation de l'État est de préserver la continuité de l'État, protéger les compatriotes et maintenir le cap de nos transformations lorsque les ressources disponibles ne permettent plus de financer toutes les ambitions. " Nos priorités sont de préserver les intérêts et le pouvoir des Sénégalais. Notre démarche est claire. Nous sommes loin des considérations politiques ", a dit Ahmadou Al Aminou Mouhamadou Lô.

Le premier ministre a aussi expliqué que le projet de loi de finances rectificative est marquée une révision à la baisse des recettes de 340 milliards FCfa. À côté, il y a une augmentation des charges incompressibles de 540 milliards FCfa de besoins supplémentaires liés essentiellement aux subventions énergétiques, mais également à la nécessité de doter davantage les forces de défense et de sécurité.

Pour ce qui concerne des projets qui auraient été supprimés, Ahmadou Al Aminou Lô soutient qu'ils sont reprogrammés dans la loi de finances 2027 car les travaux n'étaient pas trop avancés. Selon le premier ministre, Selon Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mouhamadou Lô, il y a également dans la LFR, une baisse de 555 milliards Fcfa des crédits d'investissement est prévu dans la Lfr 2026.

Appel au calme et à la responsabilité

Devant cette situation, le premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a appelé l'Assemblée nationale au dialogue. Pour lui, il est inconcevable de vouloir bloquer le pays pour des motivations politiques. " Ne punissez pas le peuple. Ne pas voter ce projet de loi, c'est empêcher le décaissement de 300 milliards FCFA au profit du secteur du BTP ".

Poursuivant son intervention, le Chef du Gouvernement a indiqué que si le texte est bloqué demain mardi par l'Assemblée nationale, le président de la République Bassirou Faye usera des moyens légaux et constitutionnels qui lui conférés, afin de garantir la bonne marche du pays. Présent à la Conférence de presse, le ministre de l'Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba a souligné que si ce projet de loi de finances n'est pas justement validé, cela pose un problème de crédibilité vis-à-vis des partenaires.

Publié le 26/10/26 09:08

Mouhamadou Dieng

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

Lr8BmI1a4t17zoDXf2kWBIKTaivvuzuAoVksUag-dqo False