Au Sénégal, en rythme trimestriel, l'activité de pêche s'est contractée de 5,5%, au deuxième trimestre 2026, sous l'effet du repli des débarquements de sa composante industrielle (-32,9%), malgré la bonne tenue de la composante artisanale (+5,4%). Ces informations sont fournies par la Direction des prévisions et des études économiques (DPEE), du ministère de l'Économie, de l'Économie et du Plan.
S'agissant de la pêche artisanale, la performance notée, en rythme trimestriel, est soutenue par les bons résultats des captures dans les régions de Dakar (+10,6%), Thiès (+22,6%), Louga (+20,1%), Kaolack (+10,6%) et Fatick (+35,0%). A Dakar, Thiès et Louga, les performances relevées sont expliquées par les conditions météorologiques favorables, occasionnant une hausse des sorties en mer, et l'ouverture de la pêche nocturne.
Pour ce qui est de la région de Kaolack, la température du milieu marin et la hausse de la salinité, en cette période de l'année, ont été les facteurs de la bonne tenue des captures. Pour ce qui est de la région de Fatick, l'augmentation des débarquements est consécutive à l'effort de pêche et à l'ouverture de la campagne nocturne.
Sur un an, l'activité de pêche s'est légèrement confortée de 0,7%, au deuxième trimestre 2026. En effet, bien que la pêche artisanale ait enregistré une performance de 7,7%, celle industrielle a reculé de 39,8%. L'augmentation des débarquements de la pêche artisanale est le fruit du renforcement des captures dans les régions de Dakar (+26,7%), Thiès (+6,1%), Saint-Louis (+10,4%), Fatick (+12,4%) et Louga (+22,0%).
Ces évolutions sont expliquées par des efforts de pêche conséquents et la reprise de la pêche nocturne. Toutefois, les performances ont été amoindries par la contraction des captures de pêche dans les régions de Ziguinchor (-13,9%) et Kaolack (-24,8%).
Le sous-secteur de l'élevage, de son côté, s'est conforté de 1,2% au deuxième trimestre 2026, en variation trimestrielle, en raison de la hausse du cheptel de bovins (+2,1%), d'ovins (+4,3%), de caprins (+3,5%), de camelins (+7,4%) et de volaille familiale (+1,5%). Sur un an, le sous-secteur de l'élevage a progressé de 7,7%, au deuxième trimestre 2026, du fait de l'augmentation du cheptel de bovins (+6,3%), d'ovins (+12,1%), de caprins (+14,6%), de camelins (+3,6%), de l'élevage de volaille familiale (+2,9%) et de volaille industrielle (+2,8%).
Publié le 06/10/26 09:56
Mouhamadou Dieng
SN
CEMAC