Voir tous les sujets
|
![]() |
 
Répondre
|
La Banque africaine de développement accorde 3 milliards de dollars à l'Algérie pour développer la Transsaharienne, un projet ferroviaire stratégique dont le remboursement s'étalera sur 13 ans et qui vise à désenclaver le Sud du pays.
La Banque africaine de développement (BAD) a décidé d'accorder à l'Algérie un prêt de 3 milliards de dollars pour un projet d'extension ferroviaire stratégique en direction du Sahara.
L'annonce a été faite par le président Abdelmadjid Tebboune lors d'une interview accordée à la presse nationale le dimanche 8 février. Selon les termes du financement, le remboursement de cette facilité financière s'étalera sur 13 ans.
Le projet concerne l'extension du réseau ferré national vers El Meniaa et Ghardaïa, dans le nord du pays, sur une distance d'environ 495 kilomètres. Il représente la première étape d'un ambitieux projet de ligne ferroviaire transsaharienne, destinée à relier Alger à Tamanrasset sur près de 2.000 km, avec une extension prévue vers le Niger.
Cette liaison ferroviaire est pensée pour désenclaver le Sud algérien, ouvrir une nouvelle voie logistique pour les pays du Sahel et faciliter le transport des ressources minières de la région saharienne vers les grands marchés.
Faire du ferroviaire un moteur économique pour le Sud
Dans une note publiée en novembre 2025, la BAD avait expliqué que de nombreux gisements sahariens, situés à près de 2.000 km des principaux ports, restent pénalisés par un transport routier coûteux et lent, ce qui réduit la compétitivité de leurs productions et freine les perspectives d'industrialisation locale.
Selon la BAD, le développement de la Transsaharienne ferroviaire, qui prévoit des trains de marchandises circulant à 220 km/h, vise précisément à rendre plus viables l'exploitation et la transformation locales de ces ressources minières, tout en ouvrant de nouveaux débouchés logistiques aux pays voisins dépourvus d'accès maritime.
Lire aussi : L'Algérie inaugure l'un des plus grands projets stratégiques de son histoire
Le nouvel axe devrait ainsi transformer en profondeur les conditions de transport, réduire les coûts et soutenir une dynamique régionale d'intégration économique. De ce fait, l'Algérie s'est fixé pour objectif de doubler la taille de son réseau ferroviaire actuel pour l'apporter à 10 000 km d'ici 2030, avec une perspective à plus long terme d'atteindre 15 000 km.
Ce plan d'expansion s'inscrit dans une stratégie de modernisation du secteur ferroviaire, destinée à désenclaver les régions isolées, faciliter les échanges intérieurs et stimuler la transformation locale des matières premières.
Jihen Mkehli
![]() |
 
Répondre
|
SN
CEMAC


