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Faut-il trader ou investir à long terme à la Bourse de Tunis ?

TN0009050014 - PX1
La bourse de Tunis Ouvre dans 39h44min
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Elinija Elinija
03/04/2026 12:26:09
0

60% long terme

30% moyen terme

10% spéculation


  
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A Fondamentale A Fondamentale
03/04/2026 11:48:59
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Je viens de faire un exercice ( simulation ) pour prouver la justesse de la politique "investissement à long terme".

- Investissement le 03/04/2020 de 100 Amen Bank avec prise en compte des div, des RS, des commissions sur les achats et ventes et des attributions gratuites
J'ai prix en compte deux cas de figures :

a) Vente le 03/04/2025 ( avant la hausse importante de AB de 40 ->60 ) : Rendement TRI annuel = 20.24 % ( capital multiplié par 2,514 en 5 ans ).

b) Vente le 03/04/2026 ( à 60 DT ) : Rendement TRI annuel = 25.65 % ( capital multiplié par 3,936 en 6 ans ).

Ceci avec un titre extrêmement liquide.

Les bonnes affaires se font généralement "sans bruit"

Message complété le 03/04/2026 12:34:06 par son auteur.

Lire "j'ai pris" au lieu de "j'ai prix"


  
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Walid GA Walid GA
01/04/2026 19:33:31
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donc si je comprends bien, le trading est uniquement un trading rapide ?


  
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A Fondamentale A Fondamentale
01/04/2026 15:47:30
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Tout est dit :


Une réalité souvent ignorée : la Bourse de Tunis récompense la patience


  
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Inoubliable Inoubliable
01/04/2026 12:48:57
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!@!
  
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Inoubliable Inoubliable
01/04/2026 12:48:57
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Il existe une question simple, presque instinctive, que tout nouvel investisseur tunisien finit par poser : pour gagner en Bourse, faut-il acheter et vendre rapidement… ou acheter et oublier pendant des années ?

 

 

Le choix entre le trading actif et l'investissement de long terme constitue l'interrogation fondamentale de tout nouvel acteur sur le marché boursier tunisien. Si la réponse peut paraître tranchée sur les grandes places financières internationales, elle s'avère bien plus complexe à la Bourse de Tunis.

Ce marché particulier obéit à des règles implicites souvent méconnues, où les chiffres récents viennent toutefois apporter un éclairage décisif sur la stratégie la plus porteuse.

Une réalité souvent ignorée : la Bourse de Tunis récompense la patience

L'année 2025 a servi de révélateur en marquant un tournant historique avec une progression du Tunindex supérieure à 35 %. En franchissant le cap des 13 400 points, le marché a prouvé que sa performance ne reposait pas sur la spéculation effrénée, mais sur la solidité des fondamentaux.

Cette création de richesse record a été portée par des entreprises capables de publier des résultats robustes et de distribuer des dividendes attractifs, confirmant que la patience reste le moteur principal de la rentabilité en Tunisie.

Pourquoi le trading rapide fonctionne mal en Tunisie ?

La réalité du terrain tunisien se heurte souvent aux ambitions des traders de court terme. Contrairement aux marchés occidentaux où une liquidité immense permet des échanges instantanés, la Bourse de Tunis affiche des volumes quotidiens modestes.

 

Lire aussi : La liquidité, clé invisible de la valorisation sur la Bourse de Tunis

 

Cette caractéristique structurelle transforme le trading en un exercice périlleux car un ordre même modeste peut déstabiliser les cours. L'investisseur se retrouve alors prisonnier de l'étroitesse du marché, découvrant que s'il est aisé d'acheter, il est parfois ardu de revendre rapidement sans subir des écarts de prix défavorables.

Ce que montrent les exemples concrets du marché tunisien

L'observation des valeurs phares confirme la supériorité de la conservation des titres. Le secteur bancaire, pilier de la hausse de 2025, a principalement profité à ceux qui ont su occulter le bruit quotidien pour bénéficier de la revalorisation progressive et de l'effet cumulé des dividendes.

De même, les grands groupes industriels traversent souvent de longues phases de stagnation avant de connaître des réajustements brutaux à la hausse dès que leurs résultats sont confirmés. Dans ce contexte, le trader impatient risque systématiquement de sortir du marché juste avant les phases de décollage les plus lucratives.

Au premier semestre 2025, certaines sociétés ont enregistré des progressions spectaculaires de revenus, dépassant 50 % de croissance. Ces performances n'étaient pas détectables par du trading court terme basé uniquement sur les variations quotidiennes. Elles étaient visibles uniquement pour ceux qui suivaient les fondamentaux économiques.

Le piège psychologique du trading rapide

Le trading séduit par l'illusion de contrôle qu'il procure, mais il augmente paradoxalement le risque sur un marché où l'information circule lentement. Les investisseurs les plus expérimentés de la place de Tunis adoptent une approche inverse en privilégiant la construction d'un portefeuille solide avant de chercher le gain immédiat.

 

Lire aussi : Et si le principal risque bancaire en Tunisie n'était pas dans les bilans ?

 

Ils considèrent les corrections de marché comme des opportunités d'achat plutôt que comme des signaux de panique, laissant le temps transformer la valeur économique en performance boursière.

Vers une approche hybride et équilibrée

La stratégie idéale ne réside ni dans l'agitation permanente ni dans l'immobilisme total. Un modèle de gestion équilibré consiste à dévouer la majeure partie du portefeuille, environ 80 %, à un investissement de fond sur des banques solides et des groupes industriels établis (banques solides, groupes industriels établis, entreprises distributrices de dividendes).

Le reliquat peut être consacré à des opportunités plus dynamiques, à condition de se limiter aux valeurs les plus liquides (uniquement sur les valeurs les plus liquides avec discipline stricte). Cette méthode permet de capter la croissance structurelle du marché tout en gardant une certaine flexibilité.

La construction silencieuse du patrimoine

En définitive, la Bourse de Tunis se révèle être un outil de construction progressive de richesse plutôt qu'un casino financier. Les investisseurs qui acceptent de faire du temps leur principal allié voient leur performance se matérialiser de manière presque silencieuse par l'accumulation des dividendes et le réajustement des valorisations.

La question essentielle n'est donc pas de savoir quand vendre, mais de déterminer dans quelles entreprises maintenir sa confiance sur la durée. Sur ce marché, la vitesse n'est jamais l'avantage décisif face à la constance.

 

Par Hakim CHERIF

Administrateur à Capital Risk Tunisia

 


  
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