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Afrique : Les notations souveraines au plus haut depuis 2020

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Les notations de crédit souveraines africaines ont atteint leur plus haut niveau depuis 2020, portées par la croissance économique, la modération de l'inflation et des réformes structurelles, selon le dernier rapport de S&P Global Ratings. Cette évolution crée un environnement favorable pour réduire les coûts de financement et renforcer la confiance des investisseurs internationaux et locaux.

Selon S&P, la stabilité macroéconomique, la fermeté des prix des matières premières et le renforcement des monnaies locales devraient permettre à de nombreux pays africains de bénéficier de conditions d'emprunt plus favorables. ‘'Une inflation plus faible devrait atténuer les coûts de financement en monnaie locale pour de nombreux gouvernements et créer un environnement plus propice à la mise en œuvre de réformes visant à accroître les recettes'', soulignent les analystes de l'agence.

La dette extérieure des États africains notés est estimée à environ 90 milliards de dollars en 2026, un montant proche d'un pic et plus de 3 fois supérieur à celui de 2012. L'Égypte demeure le principal contributeur, avec 27 milliards de dollars à rembourser cette année. L'Angola, l'Afrique du Sud et le Nigeria figurent également parmi les plus gros débiteurs. Malgré des charges d'intérêts élevées, la perspective d'un ralentissement de l'inflation, la libéralisation du régime de change et un regain de croissance devraient permettre au pays de maintenir une trajectoire positive, confirmée par la récente révision à la hausse de sa notation souveraine.

La croissance économique réelle moyenne des États africains notés devrait se stabiliser autour de 4,5% par an, tandis que les déficits budgétaires devraient légèrement reculer pour atteindre 3,5% du PIB en 2026, contre 3,7% en 2025. La dette publique moyenne devrait se maintenir à environ 61% du PIB. La vigueur des prix des matières premières, comme l'or et le cuivre, soutient également les recettes fiscales et extérieures dans des pays comme l'Afrique du Sud, la Zambie, la Guinée, l'Ouganda, l'Éthiopie, la République démocratique du Congo, le Ghana et le Rwanda.

En Afrique du Sud, S&P note une amélioration progressive des risques liés aux entreprises publiques de services, notamment Eskom, bien que Transnet continue de nécessiter un soutien. Le système financier national reste un pilier de soutien pour l'État. L'agence souligne que si les déséquilibres budgétaires se réduisent plus rapidement que prévu, une révision à la hausse de la note souveraine pourrait intervenir.

En dépit de ces perspectives globalement positives, S&P met en garde contre plusieurs risques. Un environnement mondial plus fragmenté et des tensions sur les relations commerciales pourraient accroître la volatilité de la demande de matières premières et compliquer la planification budgétaire, limitant la prévisibilité économique pour certains pays africains.

Publié le 03/02/26 19:31

La Rédaction

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