Chaque année, l'Academic Ranking of World Universities, plus connu sous le nom de classement de Shanghai, établit le palmarès des 1 000 meilleures universités au monde. Publiée cette année le 15 août, l'édition 2026 confirme la domination des grandes universités américaines et européennes, tout en mettant en lumière les établissements africains qui parviennent à se maintenir dans ce classement de référence.
Pour établir ce palmarès, Shanghai Ranking Consultancy s'appuie sur six indicateurs principalement consacrés à la performance scientifique et à la recherche. Sont notamment pris en compte le nombre de prix Nobel et de médailles Fields obtenus par les anciens élèves et les enseignants-chercheurs, ainsi que le nombre de chercheurs parmi les plus cités dans leur discipline. Le classement mesure également les publications des universités dans les revues scientifiques Nature et Science, ainsi que les articles indexés dans le Science Citation Index Expanded et le Social Sciences Citation Index.
À ces critères s'ajoute une mesure de la performance académique des établissements rapportée à leur nombre d'enseignants-chercheurs. Cette méthodologie fait donc la part belle à la recherche, à la production scientifique et à la reconnaissance internationale des chercheurs. Elle ne prend en revanche pas directement en compte la qualité de la pédagogie, les conditions d'études ou l'insertion professionnelle des diplômés.
Sur le continent africain, l'Afrique australe arrive en force avec l'Afrique du Sud, qui concentre à elle seule huit des 17 universités africaines classées. À la première place continentale, l'Université du Cap située dans la ville du Cap, à l'extrémité sud-ouest du pays, s'impose comme la locomotive de l'enseignement supérieur africain dans ce palmarès. Implantée dans la province du Cap-Occidental, l'établissement bénéficie d'un important rayonnement international et d'une activité de recherche particulièrement développée. Sa première place africaine lui permet de devancer les autres grandes institutions du continent.
Toujours en Afrique du Sud, l'Université du Witwatersrand, installée à Johannesburg, occupe le deuxième rang africain. Souvent appelée Wits, elle figure parmi les établissements les plus réputés du pays, notamment pour ses travaux dans les domaines scientifiques, médicaux et technologiques. Elle est suivie par l'Université de Stellenbosch, située dans la province du Cap-Occidental, à proximité du Cap. L'établissement constitue lui aussi un important centre de recherche sud-africain et complète le trio de tête continental.
La présence sud-africaine ne s'arrête pas là. Johannesburg réapparaît avec son université, tandis que Pretoria place également son établissement dans le haut du classement africain. Plus à l'est du pays, l'Université du KwaZulu-Natal, implantée principalement à Durban et Pietermaritzburg, figure elle aussi parmi les institutions retenues. L'Université du Nord-Ouest, présente notamment dans la province du Nord-Ouest, ainsi que l'Université d'Afrique du Sud, dont le modèle d'enseignement à distance lui donne une implantation particulière à travers le pays, complètent la représentation sud-africaine.
Avec huit établissements, l'Afrique du Sud est ainsi le pays qui dispose de la représentation universitaire la plus importante sur le continent dans l'édition 2026. Cette concentration traduit le poids de ses grandes universités dans la recherche africaine et leur capacité à répondre aux critères scientifiques sur lesquels repose le classement de Shanghai.
L'autre grand pôle se trouve en Afrique du Nord. L'Égypte place six universités dans le Top 1 000, soit deux de moins que l'Afrique du Sud. Installée dans la capitale égyptienne, l'Université du Caire arrive au quatrième rang africain et constitue la principale représentante du pays. Son poids historique dans l'enseignement supérieur égyptien en fait l'un des établissements universitaires les plus connus du continent.
La présence égyptienne s'étend ensuite à plusieurs villes du pays. L'Université d'Alexandrie représente la deuxième grande ville d'Égypte sur la façade méditerranéenne, tandis que l'Université de Mansoura est implantée dans le delta du Nil. Le Caire compte également deux autres établissements dans ce classement avec l'Université Ain Shams et l'Université Al-Azhar. À l'est du delta du Nil, l'Université de Zagazig complète la représentation égyptienne.
Cette forte présence de l'Égypte n'est pas anodine. Avec six établissements classés, le pays constitue le deuxième principal foyer universitaire africain derrière l'Afrique du Sud. À eux deux, les deux pays concentrent ainsi 14 des 17 universités africaines présentes dans le classement de Shanghai 2026.
En Afrique de l'Est, l'Université d'Addis-Abeba porte les couleurs de l'Éthiopie. Installée dans la capitale, elle occupe le dixième rang africain et constitue l'unique université éthiopienne présente dans le Top 1 000. Sa présence permet à l'Afrique de l'Est de conserver une place dans un classement où l'Afrique australe et l'Afrique du Nord concentrent l'essentiel des établissements retenus.
Le Maroc complète cette représentation avec deux universités. L'Université Hassan II de Casablanca, implantée dans la capitale économique du royaume, arrive au 16e rang africain. Elle est suivie par l'Université Mohammed VI Polytechnique, située à Benguerir, dans la région de Marrakech-Safi. Cette dernière occupe la 17e place africaine et ferme la liste des établissements du continent présents dans le Top 1 000.
Dans ce classement mondial largement dominé par les États-Unis, suivis notamment par le Royaume-Uni, la France, la Chine et la Suisse, l'Afrique compte ainsi 17 établissements parmi les 1 000 retenus. Une présence encore concentrée géographiquement, mais qui fait ressortir plusieurs pôles universitaires majeurs du continent, avec l'Afrique du Sud et l'Égypte en tête, suivies du Maroc et de l'Éthiopie.
Fanuelle YAO
Publié le 18/08/26 11:58
La Rédaction
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