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Afrique : Top 10 des meilleurs écosystèmes pour les startups technologiques

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L'indice mondial des écosystèmes de start-ups technologiques 2026, qui propose une étude approfondie de la vitalité des pôles entrepreneuriaux dans 1 556 villes et 100 pays à travers le monde, vient de paraître. Il mesure les performances des pays à l'aide d'un score total calculé par un algorithme à partir de trois sous-scores : quantité, qualité et environnement des affaires.

Publiés dans la 9ᵉ édition du "Global Startup Ecosystem Index" de StartupBlink, ces scores évaluent la densité de l'activité des start-ups, l'impact des entreprises, l'ampleur des financements et les conditions générales favorables au développement. En Afrique, les écosystèmes technologiques connaissent une expansion rapide, portée par les investissements dans les infrastructures numériques, l'adoption des technologies financières et une réglementation gouvernementale proactive.

Les 10 pays africains qui se distinguent en 2026

L'Afrique du Sud arrive en tête du continent africain, occupant la 1ère place au niveau régional et la 52e place au niveau mondial, avec un score total de 5,156 et un taux de croissance annuel de son écosystème de 31,3 %. Le Kenya occupe la 2e place en Afrique et la 61e place au niveau mondial, avec un score total de 2,757 et une légère contraction annuelle de 0,2 %. Le Nigeria se classe 3e sur le continent et 62e au niveau mondial avec un score total de 2,743, affichant une forte croissance annuelle de 31,8 %.

Juste après ce trio de tête vient l'Égypte qui occupe la 4e place au niveau régional et la 65e au niveau mondial, avec un score total de 2,232 et un taux de croissance annuel de 4,7 %. Le Cap-Vert se classe 5e en Afrique et 74e au niveau mondial, avec un score de 1,370 et une croissance de 31,3 %. La Tunisie occupe la 6e place en Afrique et la 84e au niveau mondial, avec un score de 1,074 et une croissance annuelle de 36,6 %. L'île Maurice fait son entrée dans le classement en se classant 7e au niveau régional et 85e au niveau mondial, avec un score de 1,068.

Enfin, ce top 10 est complété par le Ghana qui siège à la 8e place et à la 87e au niveau mondial, avec un score de 1,004 et un taux de croissance de 25,5 %. Le Maroc occupe la 9e place en Afrique et la 90e au niveau mondial, avec un score de 0,899 et un taux de croissance annuel de 30,7 %. La Namibie ferme ce tableau, se classant 10e en Afrique et 94e au niveau mondial, avec un score total de 0,804 et une croissance de 8,2 %.

Au-delà des dix pays les mieux classés, d'autres nations africaines figurent dans le Top 100 mondial. Il s'agit précisément de l'Ouganda qui occupe la 96e place, avec un score total de 0,620, suivi du Sénégal, 97e mondial avec un score total de 0,558, et du Rwanda, 100e avec un score total de 0,425. Ces trois pays complètent ainsi la présence du continent africain parmi les 100 premiers écosystèmes technologiques mondiaux.

Les pays africains "prétendants" au Top 100

En dehors du classement mondial des 100 premiers pays, plusieurs nations africaines sont classées dans la catégorie des "écosystèmes prétendants". Ce terme désigne les pays ayant atteint le seuil critique d'au moins 22 start-ups mais dont le score total n'est pas suffisamment élevé pour leur garantir une place dans le top 100 mondial. Parmi les principaux prétendants africains figurent l'Angola, qui a enregistré un taux de croissance annuel de 70,8 % et une valeur d'écosystème de 47,2 millions USD, ainsi que l'Algérie, qui a connu une croissance de 38,7 % pour atteindre une valeur d'écosystème de 2,9 milliards USD.

Le Cameroun fait également partie de ce peloton, avec un taux de croissance de 32,3 % et une valeur d'écosystème de 279,7 millions USD. De leur côté, l'Éthiopie a enregistré une valorisation d'écosystème de 1,1 milliard USD avec une progression de 4,4 %, la Tanzanie s'établit à 636,7 millions USD (+17,8 %), tandis que la Zambie franchit la barre des 621,1 millions USD (+30,4 %). 

La Côte d'Ivoire et Abidjan

Positionnée parmi les écosystèmes prétendants, la Côte d'Ivoire enregistre une progression annuelle de 17,3 %, portant sa valorisation globale à 473,5 millions USD. Cette performance est tirée par Abidjan, seule ville du pays à figurer au classement mondial des 1 000 premiers hubs technologiques. La métropole ivoirienne y occupe la 575e place, affichant une croissance de 25,8 %, en dépit du recul de 8 rangs concédé dans l'indice global.

Véritable capitale technologique régionale, Abidjan concentre la majorité des jeunes pousses, des incubateurs et des levées de fonds en capital-risque. La dynamique du marché abidjanais repose notamment sur l'essor accéléré de la fintech, de la banque digitale et des solutions d'intégration des paiements mobiles, soutenu par un cadre institutionnel favorable à l'entrepreneuriat numérique.

Moteurs de performance 

Selon le rapport de StartupBlink, les principaux moteurs de la performance des pays africains leaders comprennent l'intégration accélérée des services de paiement mobile, les réformes politiques et le déploiement ciblé de capitaux. Des pays comme l'Afrique du Sud et le Nigeria bénéficient de marchés de capitaux développés et d'une forte concentration de talents technologiques, tandis que les pays d'Afrique du Nord, tels que l'Égypte et la Tunisie, tirent parti de partenariats structurels avec les entreprises et de leur proximité géographique avec les marchés européens.

En outre, des initiatives législatives nationales, telles que des cadres réglementaires dédiés aux start-ups et des structures d'incitation fiscale, ont considérablement amélioré la stabilité opérationnelle des entreprises en phase de démarrage.

Des gisements considérables à exploiter

Malgré ces progrès notables, les données statistiques mettent en évidence un gisement considérable pour de nouveaux investissements. L'écart de score entre le chef de file continental et les leaders mondiaux demeure substantiel, les 5,156 points de l'Afrique du Sud ne représentant qu'une fraction des meilleures références internationales. Si le capital-amorçage connaît une nette expansion en phase de démarrage, le capital-croissance, la dette venture et les financements institutionnels restent encore largement à développer sur de nombreux marchés régionaux.

Par conséquent, les investisseurs internationaux, les sociétés de capital-investissement et les divisions de capital-risque des entreprises disposent d'une opportunité considérable pour déployer des capitaux de croissance dans des entreprises à fort potentiel à travers le continent.

À l'échelle mondiale, les trois premiers pays restent les États-Unis, avec un score total de 314,096, suivis du Royaume-Uni avec 80,114 et d'Israël avec 71,462. La France se positionne à la 11e place mondiale avec un score total de 33,942 points.

Anselme Akéko

Publié le 14/08/26 10:19

La Rédaction

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